9.000 nouveaux enseignants manquant à l’appel!
Trois jours après la rentrée scolaire, d’importants problèmes surgissent, entre autres la « vacance » de postes pédagogiques.
Ils sont 9.000 profs à avoir manqué à l’appel. Les directions d’éducation semblent impuissantes face à cette situation.
Selon de sources bien informées, la direction de l’enseignement fondamental a demandé aux directions d’éducation de suivre la situation de la rentrée des classes, et c’en remettant des rapports journellement au ministère de l’éducation. Celui-ci tentera ensuite de remédier aux problèmes posés.
Selon une première évaluation, il a été avéré une vacance flagrante de postes pédagogiques, générant un déficit de profs particulièrement criant dans certaines disciplines, notamment les sciences naturelles (moyen et secondaire).
Ainsi, des élèves se sont retrouvés sans prof. En effet, les enseignants qui ont réussi le concours de recrutement, organisé mars dernier, ont refusé de rejoindre leurs postes.
D’une part, parce qu’ils se sont inscrits dans plus d’une wilaya et auraient fini par choisir la wilaya qui leur semble plus proche. D’autre part, les candidats ayant réussi le concours sont pour la plupart des « filles », elles qui refusent d’être affectées loin de chez elles.
En outre, les candidats figurant sur la liste d’attente se seraient opposés, eux-aussi, à l’idée de travailler en tant que « suppléants » des enseignants absents (congés maladie et congés de maternité), et auraient exigé préalablement des contrats de travail d’une durée d’un an.
Outre l’encadrement pédagogique, l’encadrement administratif enregistre également un manque criant, notamment les inspecteurs d’éducation et les intendants.
Sur le sujet, Kouider Yahiaoui du SNTE affirme que la vacance de postes est engendrée essentiellement par les « femmes » ayant refusé de travailler loin de chez elles après avoir réussi le concours.
Selon lui, 50% des nouveaux enseignants ont manqué à l’appel, soit 9.000 profs sur un total de 19.000 recrutés cette année.