A moins de 80 jours du Bac: l’incertitude persiste !
Le ministère de l’Education nationale semble être dans l’obligation de consacrer le troisième trimestre au rattrapage des cours non-dispensés, en vue de sauver l’année scolaire 2014/2015 du spectre de l’année blanche, sachant bien qu’il ne reste que 80 jours pour l’entame des épreuves du baccalauréat, session juin 2015.
Face au bras de fer entre le ministère et le Cnapeste qui ne trouve toujours pas de dénouement, une intervention du Premier ministre, Abdelmalek Sellal est plus qu’urgente.
Selon la même source, la poursuite de la grève déclenchée par le Cnapeste depuis quatre semaines devrait aggraver davantage la situation, d’autant plus qu’aucun terrain d’entente n’a pu être trouvé en dehors de longues heures de négociations entre le syndicat et les représentants de la tutelle. Ce qui impose à la tutelle de tout faire pour rattraper le retard entraîné par le débrayage, et ce en sacrifiant les vacances de printemps, prévues le 19 mars prochain, afin que les candidats au baccalauréat puissent se préparer pour les épreuves décisives qui les attendent en juin prochain.
Pour atténuer un tant soit peu la situation, le département de Benghebrit devrait prendre certaines mesures, à savoir l’annulation des compositions du deuxième trimestre et le recours inéluctable au «seuil» auquel la ministre s’opposait farouchement.
Selon toujours les mêmes sources, les Directions de l’éducation ont échoué lors de leurs multiples tentatives de convaincre les retraités de remplacer les enseignants grévistes, notamment dans les wilayas où le débrayage a été largement suivi.
Nos sources estiment que les mesures dites «urgentes» n’auront aucun effet sur le terrain, et que seul le gel de la grève pourrait remédier à la situation après éventuellement une intervention du Premier ministère.