Abadou appelle le futur Parlement à criminaliser le colonialisme
Le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine, Said Abadou, a demandé au futur Parlement d’adopter une loi criminalisant le colonialisme français en Algérie.
“Nous souhaitons avec insistance l’adoption par le prochain Parlement de la loi criminalisant le colonialisme français”, a déclaré Abadou, secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) à Radio Algérie Internationale. Le nouveau Parlement algérien sera élu le 10 mai. L’adoption d’une telle loi – déjà déposée le 13 janvier 2010 devant le Parlement mais restée dans un tiroir – “est un devoir national” et “une réponse à la loi glorifiant le colonialisme adoptée par le parlement français en 2005”, a-t-il estimé. Le texte français était un amendement introduit dans le vote d’une loi visant à introduire dans les programmes scolaires l’aspect “positif” du colonialisme. Mais un décret du président Jacques Chirac l’avait rapidement abrogé. Le secrétaire général de l’ONM a aussi déploré “que la France n’ait pas accepté de restituer les archives nationales, ce qui constitue une violation des lois internationales”. “L’ONM est disposée à recourir à la société civile internationale, avec la collaboration des autorités algériennes, pour la restitution de ces archives”, a-t-il ajouté. Au sujet des essais nucléaires français dans le Sahara algérien, Abadou a demandé une commission mixte sanitaire algéro-française pour identifier les dégâts humains et environnementaux causés par ces essais, soulignant que “la France est tenue de verser des indemnités à l’Etat algérien”. Selon des chercheurs algériens, 17 essais nucléaires au total furent menés par la France au Sahara, dont 4 à Reggane, entre 1960 et le retrait définitif de son armée de la région en 1967.