Abandon des sciences islamiques au Bac : Les islamistes se liguent contre Benghebrit
L’épreuve du bac 2015 a été marquée par l’erreur et la fraude. Des incidents qui ont créés un scandale au moment où la ministre de l’éducation nationale avait promis de préserver la crédibilité du bac algérien et assuré un bon déroulement de l’examen.
La ministre de l’Education a décidé donc de réorganiser l’examen du baccalauréat. Il s’agit de jumeler certaines matières littéraires entre elles, à l’image de la philo, de la littérature arabe, les langues….Alors que la matière des sciences islamiques sera notamment exclue de l’examen du Baccalauréat afin de rendre le bac algérien sa valeur scientifique pour qu’il soit positionné dans la comparaison internationale, toujours selon Benghebrit.
Cette décision n’a pas été du gout des islamistes, en particulier la coordination nationale des professeurs des sciences islamiques qui considère cette mesure d’arbitraire qui porte atteinte aux composants de l’identité de la société algérienne relatifs à la langue, la religion ainsi l’histoire. Une décision selon eux, qui se cache pédagogiquement derrière la réforme du système éducatif.
Lors d’un communiqué rendu public, dont une copie est parvenue à notre rédaction, la même coordination s’est déclarée « choquée et étonnée » quant aux résultats de la Conférence nationale sur l’évaluation de la mise en œuvre de la réforme de l’école tenue les 25 et 26 juillet à Alger : « On s’attendait que la conférence hissera encore plus haut le niveau de la matière dans les trois cycles,et ce en réponse aux grands objectifs de la politique éducative de l’Etat algérien »,affirme le président de la coordination, Mohamed Belhaoua.