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Abassi Madani et Ali Benhadj appellent à un dialogue national

الشروق أونلاين
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Les deux ex-chefs du FIS

Les deux chefs du Front islamique du salut (FIS) dissous, Abassi Madani et Ali Benhadj ont appelé toutes les forces politiques du pays à mettre de côté leurs différends et préparer «un dialogue national pour éviter au pays les dangers qui le guettent».

Pour ce faire, les deux anciens dirigeants du FIS-dissous ont proposé de tenir un dialogue national constructif recherchant tous les points communs devant « rassembler » le peuple algérien. Un dialogue, selon eux, qui va aboutir à sortir le pays de cette crise et se mettre d’accord sur une période de transition qui sera marquée par la confection d’une nouvelle Constitution sans exclure ni marginaliser aucune partie de la société, y compris les membres du FIS-dissous.

En outre, les deux hommes ont appelé le peuple algérien à faire preuve de vigilance, notamment dans cette période si dangereuse que traverse le pays.

Abassi Madani et Ali Benhadj ont égalemnt critiqué dans un communiqué, publié mardi sur leur site électronique, la situation actuelle dans laquelle se trouve le pays, notamment le conflit des clans qui a éclaté au sommet du pouvoir, ce qui menace aussi bien la sécurité nationale, régionale et internationale.  

Par ailleurs, ils se demandent qui gère les affaires du pays en l’absence totale du Président notamment en cette période caractérisée par un blocage politique, tension sociale et la détérioration de la sécurité du pays.

Le numéro 1 du FIS-dissous a indiqué que les événements sanglants de Ghardaïa sont une conséquence de la politique du bricolage. Tout comme le grogne sociale et les mouvements de contestation qui n’épargnent aucun secteur dus, selon lui, à un échec politique, où l’Etat se contente de distribuer de l’argent public en vue d’acheter la paix sociale.

En outre, il a souligné les citoyens algériens en général et les membres du FIS en particulier, sont privés de leurs droits politiques et civils.

« Après la confiscation de la volonté populaire en 1992, les sages s’accordent à dire que l’heure de changement du régime a sonné et qu’il n’y ait plus de temps à perdre, d’autant qu’il ait conduit le pays à la dérive», a-t-il analysé.  

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