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Abdelaziz Boubakir réplique à Noureddine Ait Hamouda

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Abdelaziz Boubakir réplique à Noureddine Ait Hamouda

Les mémoires de Chadli Bendjedid ont suscité une avalanche de réactions controversées au sujet de plusieurs questions, dont celle des officiers déserteurs de l’armée française et la découverte des dépouilles mortelles des deux colonels Amirouche et Si El Haouès.

Le premier a avoir commenté les mémoires de Chadli, c’est bel et bien le fils du colonel Amirouche, Noureddine Ait Hamouda qui avait déclaré à un quotidien national que c’était lui qui avait découvert le cadavre de son père et celui de Si El Haouès, dans une tombe située à quelques encablures du siège du ministère de la Défense nationale.

Une déclaration contredisant ce qui a été mentionné dans le Tome 1 des mémoires de Chadli, rédigées par Abdelaziz Boubakir.

« Ce n’était pas Chadli qui avait découvert les ossements de Amirouche et Si El Haouès dans une tombe près du siège du MDN. C’était moi qui l’ai mis au courant », a dit à ce sujet Noureddine Ait Hamouda.

Comment le rédacteur de ces mémoires, Abdelaziz Boubakir réplique-t-il à Noureddine Ait Hamouda ?

Abdelaziz Boubakir a affirmé à Echorouk dans des passages non édités dans le Tome 1 des mémoires de Chadli, que Noureddine Ait Hamouda (fils du colonel Amirouche) lui a demandé de lui préparer une rencontre avec Chadli, mais il a refusé. « Lors des funérailles en 2009 de l’ex-président du Conseil de la nation, Bachir Boumaâza, j’ai rencontré Noureddine Ait Hamouda, qui m’a demandé de lui préparer une rencontre avec Chadli, mais je n’étais pas intéressé », a dit Boubakir.

« Je n’aime pas Chadli, car à son époque j’ai été emprisonné. Mais, je le respecte du moins pour avoir découvert les ossements de mon père, et pour l’avoir réhabilité en enterré au carré des martyrs à Al Alia », avait -t-il repris le témoignage de Noureddine Ait Hamouda sur Chadli.

« Noureddine Ait Hamouda n’avait pas rencontré Chadli…lors de la découverte des corps des deux colonels, ce premier était incarcéré en prison, après le printemps berbère 1980. Selon d’autres versions, c’était le capitaine français, Jean-Louis Gallet, chef de la première compagnie du 6e régiment du colonel Ducasse, qui avait indiqué l’endroit exact où sont enterrés Amirouche et Si El Haouès tués à Djebel Thameur à Bou Saâda.

C’était le secrétaire général de la Gendarmerie nationale, Ahmed Benchérif qui avait amené les deux corps de Bou Saâda et les déposé au commandement général de la Gendarmerie nationale d’Alger.

Boubakir a en outre affirmé qu’il n’y a que trois personnes qui étaient au courant de la présence des deux corps au niveau du commandement de la Gendarmerie nationale.

Il s’agissait de l’ex-président de la République, Houari Boumediène, de l’ex-secrétaire général du MDN, Abdelkader Chabou ainsi que de Ahmed Benchérif.

Boubakir s’est interrogé: Pourquoi les deux dépouilles avaient été gardées dans cette tombe ? Qui était le responsable des trois hommes ? sachant que le colonel Abdelkader Chabou a péri en 1971 dans un accident d’hélicoptère, après lui Boumediène qui est décédé en 1978 et il ne restait en vie que Ahmed Benchérif. Pourquoi, avait-on attendu quatre ans pour exhumer les corps des deux martyrs pour les enterrer au carré des martyrs à Al Alia ? soit quatre ans après la disparition de Boumediène.

Nemiche a informé Chadli de la présence des deux cadavres

Le mérite de la découverte des deux dépouilles de Amirouche et Si El Haouès dans les caves du Commandement général de la gendarmerie nationale revient à l’ex-ministre des Moudjahidine, Bakhti Nemiche, qui a mis au courant Chadli. Celui-ci avait à son tour convoqué le commandant de la gendarmerie nationale, Mustapha Cheloufi, général en retraite et membre actuellement au conseil de la nation à qui il avait confié la mission de mener une enquête à ce sujet.

L’enquête a abouti à la découverte des deux corps, qui ont été exhumés puis enterrés, sur ordre de Chadli, au carré des martyrs à Al Alia.

« Si Noureddine Ait Hamouda savait que les corps de son père et de Si El Haouès se trouvaient dans une tombe au niveau du CGGN, pourquoi tardait-il alors d’informer Chadli ? », s’est interrogé le rédacteur de ces mémoires.

Chadli agacé par les sorties médiatique de Noureddine Ait Hamouda

Boubakir a dit que Chadli se sentait agacé en entendant Noureddine Ait Hamouda parlant de son père, sans autant citer le mérite de Chadli d’avoir enterré les corps des deux martyrs à Al Alia. D’ailleurs, un jour il lui avait envoyé le général Hocine Ben Maâllam lui demandant de relater entièrement la vérité des faits.

Le passage des mémoires de Chadli parlant de la base de l’est a été critiqué par Noureddine Ait Hamouda. « J’ai lu quelque passages du livres (mémoires), et j’ai pu observer que Chadli aurait créé la gloire de la base de l’est », a dit Noureddine Ait Hamouda.

« Certains savent que la base de l’est n’a pas reconnu le Congrès de la Soummam, ni les décisions qui ont été prises à cette occasion. Comme elle avait refusé de lutter sous l’égide de la wilaya II historique », a repris le journal les déclarations de Ait Hamouda.

Ce dernier a indiqué également qu’au moment où les Abane Ramdane, Larbi Ben M’hidi et Krim Belkacem préparaient la tenue du Congrès de la Soummam, les hommes de la base de l’est étaient en course au pouvoir.

« Comment les choses se passeraient-elles si la wilaya III historique avait refusé de reconnaître les structures de la révolution ?», s’est-il- interrogé.

En revanche, Boubakir, pour étayer ses dires, s’est même appuyé sur une lettre qui date du 8 mars 1958 envoyée par Amirouche au chef de la base de l’est Amar Bouguellaz, contredisant ainsi les critiques de Noureddine Ait Hamouda.

Lettre de Amirouche à Bouguellaz

« A mon frère colonel et chef de la base de l’est… au moment où le peuple algérien lutte contre l’armée française, vos unités arborent des signes de la victoire. Je tiens à vous transmettre l’appréciation des moudjahidine de la Wilaya III à votre égard. Mener de grands combats, lutter contre l’ennemi avec tous les moyens, surmonter les obstacles et franchir les frontières, malgré l’armée française, étaient de faibles échos qui nous parviennent de quelques aspects de votre grande mission ».

« Aux yeux de nos soldats, la base de l’est se renforce notablement, au point qu’elle devienne pour tous un meilleur exemple. Mais, nos actions nous semblent si faibles par rapport à vos réalisations. Lorsque nos soldats nous rapportent ce qu’ils ont vu à l’Est, nos forces s’accroissent, et nous avons le sentiment qu’avec ces moyens et ces hommes, nous allons triompher ».

« Renforcer l’espoir incarné dans l’esprit de chaque Algérien est l’une de vos missions. Vos soldats méritent le respect de tous. Je vous présente mes meilleurs vœux et vous assure que les Algériens unis et solidaires tiennent à être comme vous ».

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