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Abdelhalim Kheddam : « la Ligue arabe a pris une mauvaise décision de suspendre la Syrie »

الشروق أونلاين
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L’ex-vice président syrien, Abdelhalim Kheddam a qualifié la décision de suspension de la Syrie par la Ligue arabe d’une étape positive d’un côté, mais d’un faux pas d’un autre, car selon lui elle accorde encore du temps au président Bachar Al-Assad de se maintenir au pouvoir.

Abdelhalim Kheddam avait demandé dans un passé récent à  la Ligue arabe de suivre les mêmes étapes qu’elle avait déjà suivies en mars dernier avec le cas de la Libye, car il juge qu’en dépit de cette décision le président ne changera rien.

L’ex-vice président syrien a affirmé que cette décision n’aura pas un même impact sur la Syrie comme celui sur la Libye, car cette dernière selon lui est opposée à plusieurs courants politiques et à des parties voulant prendre les commandes du pays mais pas de l’intervention étrangère.

« N’était pas l’intervention de l’Occident en Libye, le colonel Mouammar Kadhafi aurait tué tous les Libyens », a-t-il ajouté.

Quant au sort du président syrien, l’interlocuteur n’envisage pas qu’il soit différent que celui réservé au guide libyen Mouammar Kadhafi.

Au sujet de l’initiative prise l’Organisation panarabe, il a ajouté qu’elle ne répond pas aux aspirations du peuple syrien, à savoir la chute du pouvoir et le départ du président Bachar Al-Assad.

Il réitère en outre la revendication du peuple syrien voulant la chute du régime en place avec toutes ses institutions. « Nous réclamons pas la chute de l’Etat, mais plutôt le régime politique », a-t-il ajouté.

Quant à l’attitude de certains Etats arabes voulant accorder une autre chance au régime en place d’engager des réformes adéquats, Abdelhalim Kheddam a affirmé que le régime en place a perdu toute légitimité et que ces Etats ne peuvent en aucun cas arrêter la révolution populaire.

« A ceux qui refusent l’intervention étrangère en Syrie de trouver d’alternative à l’appareil militaire utilisé par les forces de Al-Assad pour réprimer le peuple », a-t-il déclaré.

Quant à la position de l’Etat algérien refusant dès le début une éventuelle suspension de la Syrie, Kheddam a dit : « La position de l’Algérie n’est en harmonie ni avec la position des deux peuples syrien et algérien lors de sa révolution, comme elle n’est pas en harmonie avec l’Histoire de la révolution algérienne ».  

 

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