Absence de médicaments et d’équipements de transplantation: plusieurs décès enregistrés au niveau des hôpitaux
Le président de la Fédération nationale des insuffisants rénaux a tiré la sonnette d’alarme quant au nombre effrayant de personnes qui meurent quotidiennement au niveau des différents hôpitaux du pays qui refusent de leur transplanter des organes et ce face à l’indifférence totale des responsables du secteur.
Il est à noter que Mohamed Boukhars a dit que les hôpitaux algériens ont régressé au sujet de transplantation de greffes, et ce à cause du non-engagement des responsables du secteur dans la mise à la disposition des spécialistes des équipements et matériels nécessaires pour la performance des différentes opérations chirurgicales.
Mohamed Boukhars a dit dans un communiqué que « les matières utilisées dans las transplantations d’organes sont introuvables au niveau des hôpitaux algériens, ce qui rend les médecins incapables de traiter leurs malades en besoin extrême de transplantation. S’ajoute à cela l’absence de médicaments au niveau de certains Centres hospitalo-universitaires (CHU), à l’image de ceux des wilayas d’Oran et de Constantine où on a enregistré des cas de décès ». « A quand l’entreprise algérienne de transplantation créée le 21 février 2001 ouvrira ses portes ? », s’est-il interrogé.
Le président de la Fédération déplore la réaction des responsables de la Santé, lesquels, selon lui se contentent de la situation inquiétante qui menace la vie de nombreuses personnes qui souffrent de jour en jour, mais sans que ces responsables ne bougent le petit doigt pour leur venir en aide.
Mohamed Boukhars a fait savoir qu’il existe en Algérie 3 000 personnes qui souffrent d’insuffisance rénale qui nécessitent une transplantation rénale.
« Les hôpitaux algériens n’effectuent qu’une moyenne de 100 transplantations alors qu’ils doivent réaliser au moins une moyenne de 500 opérations », a-t-il conclu.