Activité commerciale : plus de 100 000 femmes ont obtenu des registres de commerce en 2010
Plus de 100 000 femmes algériennes ont fait leur entrée dans le monde de l’économie, particulièrement dans les activités commerciales en 2010.
L’entrepreneuriat féminin est devenu, aujourd’hui, une réalité. Un très grand nombre de femmes ont investi le monde des affaires en Algérie, et ce, grâce aux instruments et mécanismes mis en place, par l’ État pour lutter contre le chômage. « 100 000 femmes ont obtenu des registres de commerce en 2010», a révélé la directrice du service des registres de commerce, Mme Zahoua Chetiteh. A ce propos, elle a indiqué que pas moins de 400 000 nouveaux registres de commerce ont été enregistrés durant l’année 2010, dont 100 000 ont été délivrés à des femmes. La même responsable a fait savoir que le nombre de femmes d’affaires ne cessent d’augmenter d’une année à une autre dans notre pays. Actuellement, elles représentent 3 % du nombre global des propriétaires d’entreprises et d’usines. Selon Mme Chetiteh, 90 % de ces femmes possèdent des entreprises activant dans divers domaines d’activité. Elle estime que ces femmes d’affaires ont pu s’imposer grâce à leurs compétences et leurs savoir-faire dans différents domaines d’activités. Dans ce contexte, elle explique que ces « businesswomen » sont présentes avec force dans divers secteurs. A titre d’exemple, elle a indiqué que les femmes d’affaires détiennent 45 % du marché de détail, 30 % du secteur des services et 15 % des activités d’import-export. Notre interlocutrice a appelé les femmes algériennes à faire leur entrée en masse dans le marché de travail, notamment celles qui ont des diplômes supérieurs. Elle estime que seules les femmes peuvent défendre et décrocher leurs droits légitimes et ce en s’imposant dans les différents domaines d’activité. Selon elle, la femme algérienne, qui a d’énormes capacités, est capable de relever le défi et concurrencer l’homme dans différents secteurs d’activité. « Il faut faire sortir la femme algérienne de l’ombre et lui préparer un climat favorable pour qu’elle puisse gérer sa vie sans recourir à l’aide de son père, frère ou époux », a conclu Mme Zahoua Chetiteh. Il s’agit, notamment, de permettre à la femme de participer activement à la dynamique économique enclenchée, à travers son adhésion aux dispositifs et mécanismes de soutien à l’emploi de jeunes..