Affaire du chef de la gendarmerie d’Oujda: La drogue introduite en Algérie par hélicoptère
Le commandant de la gendarmerie royale d’Oujda a été mis sous mandat de dépôt avant-hier au siège du commandement général de la gendarmerie à Rabat jusqu’à la fin des interrogatoires. Dans cette affaire de trafic de drogue, 24 gendarmes au total ont été arrêtés, dont un était en possession d’un montant de trois milliards de dirhams provenant du trafic transfrontalier de stupéfiants vers l’Algérie.
Des sources médiatiques marocaines ont rapporté que le souverain Mohammed VI a lui-même chapeauté la large campagne de changements au commandement général de la gendarmerie royale. Cette campagne est intervenue, selon la presse, suite à la colère du roi suscité par la découverte de l’implication d’un colonel et de ses suppléants dans des opérations de contrebande aux frontières algéro-marocaines.
Des investigations approfondies ont cours sur les dossiers de contrebande sur ordre du souverain marocain qui aurait constaté le relâchement sécuritaire sur la frontière avec l’Algérie suite à sa visite à Oujda, quelques semaines après l’inspection effectuée par le général-major Ahmed Boustila, commandant de la gendarmerie nationale algérienne dans la ville frontalière de Maghnia, où il a procédé à l’inauguration de postes de contrôles ultrasophistiqués.
- Les changements ont été opérés surtout dans la région Est du Maroc, avec notamment la nomination du colonel Benachir qui était à Sakia, commandant régional de la gendarmerie dans la région frontalière avec l’Algérie. Le colonel Akaaboune a été relevé de ses fonctions en raison de ses liens avec des contrebandiers au niveau de la frontière.
Certains journaux ont révélé qu’avec le renforcement du contrôle des autorités algériennes sur leurs frontières, les réseaux de contrebande ont transformé certains sites sur ces frontières en aérodromes clandestins d’où décollent des petits hélicoptères appartenant aux barons de la contrebande qui introduisent la drogue et autres produits prohibés en territoire algérien. Ces barons seraient bien infiltrés dans le milieu de la gendarmerie royale.