Afghanistan: au moins huit morts dans un attentat-suicide
Au moins huit personnes ont été tuées dimanche dans un attentat-suicide qui s'est produit à l'intérieur du siège de la police à Kandahar, un des bastions des talibans, dans le sud de l'Afghanistan, a indiqué à l'AFP un responsable provincial.
“Deux kamikazes se sont fait exploser à l’intérieur du siège de la police, l’un après l’autre”, a indiqué Ahmad Wali Karzaï, chef de l’assemblée provinciale de Kandahar et frère du président afghan Hamid Karzaï.
“Pour le moment, selon nos informations, huit personnes ont été tuées et 23 autres blessées”, a-t-il ajouté.
“Je ne sais pas comment ils sont entrés mais je sais qu’il y a eu deux explosions-suicide à l’intérieur du siège de la police”, a-t-il encore dit.
La police a immédiatement bouclé le secteur et sept ou huit ambulances ont été vues quittant le siège de la police situé dans le centre de la ville, a constaté un journaliste de l’AFP.
Un homme qui sortait du quartier abritant le siège de la police a indiqué que les explosions semblaient venir d’une voiture de police garée à l’intérieur de l’enceinte.
“Il y a eu une petite explosion suivie d’une deuxième plus forte dans une voiture blanche garée le long des bâtiments du département d’enquête criminelle”, a indiqué sous couvert d’anonymat cet homme, un civil travaillant sur place.
Selon un policier resté anonyme, le chef de la police frontalière du district de Spin Boldak figure parmi les blessés. “J’ai vu six policiers blessés”, a-t-il indiqué.
Aucune revendication n’a été immédiatement formulée, mais nombre d’attaques semblables par le passé ont été attribuées aux talibans en guerre contre le gouvernement de Kaboul et les forces de la coalition internationale, menée par les Américains.
Les talibans avaient eu recours en juin à au moins un kamikaze pour attaquer la prison de Sarposa, à Kandahar.
Le 13 juin, à la faveur de la nuit, un kamikaze avait précipité un véhicule piégé contre la porte d’entrée de l’établissement, ouvrant une large brèche dans le mur d’enceinte, puis un commando avait pris d’assaut la prison, à l’arme légère et au lance-roquettes.
Entre 900 et 1.100 prisonniers s’étaient évadés, parmi lesquels près de 400 talibans présumés, selon les autorités afghanes et l’Otan.