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Ahmed Benchérif: «J’ai appelé mon ami Bouteflika… je l’ai trouvé incapable de parler»

الشروق أونلاين
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Ahmed Bencherif

L’ancien membre du Conseil national de la révolution, Ahmed Benchérif, est sorti hier de sa réserve et a ouvertement attaqué le clan du président. Benchérif a affirmé que le pays est sous le contrôle d’une mafia dirigée par le frère du président, Saïd Bouteflika.

L’ancien commandant de l’appareil de la Gendarmerie Nationale du temps du défunt  président Houari Boumediene a choisi le QG de campagne du candidat Ali Benflis pour y tenir une conférence de presse durant laquelle il n’a pas manqué de lancer des attaques foudroyantes contre Bouteflika et son entourage qu’il accuse d’avoir pris le pays en otage : « l’Algérie est devenue otage d’une mafia politico-économique sous la direction de Saïd Bouteflika »

Benchérif a rappelé que Saïd Bouteflika et son groupe composé d’une quinzaine de personnes a pris emprise du pouvoir depuis que le Président a eu son AVC en avril 2013 en mettant l’accent sur le fait que le président est invalide et   incapable de souffler un mot, il a dit  : « J’ai appelé mon ami Bouteflika à plusieurs reprises mais il ne pouvait pas parler»

L’ancien membre du Conseil de la révolution a par ailleurs parler du passé du président Bouteflika notamment durant la révolution  et il a précisé qu’il n’avait jamais tiré une seule balle sur l’occupant. Il n’a demeuré que sept jours dans le maquis puis il est parti à Oujda, au Maroc, où il est resté jusqu’à l’indépendance.

Benchérif a qualifié de « malades » tous ceux qui voteraient pour un président malade il est même allé au-delà en les traitant de  Béni oui –oui et de traitres. Et à une question sur les raisons de  son soutien à Benflis , il a répondu : «J’étais  obligé de choisir entre Bouteflika et l’Algérie et j’ai choisi l’Algérie »

Benchérif a estimé que Bouteflika ne réussira pas à avoir plus de 10% des suffrages et que le reste lui sera accordé à travers la fraude comme cela a été fait durant trois mandats consécutifs, il dira : « Barakat à la fraude, Barakat. »(Halte à la fraude) menaçant de sortir avec des milliers d’Algériens dans les  rues d’Alger au cas où les voix des Algériens seraient détournées durant les prochaines élections présidentielles.

Le colonel à la retraite a fait porter la responsabilité de cette grande mascarade au président du Conseil constitutionnel Mourad Medelci qu’il a accusé d’avoir piétiné la Constitution en permettant à un président invalide et inapte de se présenter pour un quatrième mandat il l’a par ailleurs appelé à corriger sa faute avant que ça ne soit trop tard .

Benchérif a lancé sa foudre contre le président du mouvement populaire Amara Benyounès qu’il a traité de « pauvre imbécile »,il a déclaré que quand ce dernier était dans l’opposition il appelait Bouteflika « Boutesrika » et quand il lui a offert le poste de ministre il est devenu l’un de ses plus fervents défenseurs.

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