Al Assad: La paix oui, mais pas à n’importe quel prix
La Syrie et Israël ont tenu, à travers la médiation turque une série de pourparlers indirects qui n’ont abouti à aucun résultat tangible. Le président syrien, Bachar Al Assad, suivant la voie tracée par son défunt père Hafez Al Assad, a assuré que son pays ne fera aucune concession mais qu’il ne cessera d’œuvrer pour la paix dans la région du Moyen-Orient sans pour autant renoncer à son intégrité territoriale ni à son droit de soutenir ce qu’il estime des combats légitimes.
- La sincérité d’Israël est mise en doute car ses pseudos efforts de paix ne servent que sa propre politique, selon Bachar Al Assad qui a souligné dans un discours prononcé devant les parlementaires arabes, que «cette paix n’est pas une priorité pour Israël».
- D’autre part, Al Assad a accusé les troupes américaines basées en Irak d’entretenir l’instabilité et il fustige l’éventuel pacte de sécurité qui maintiendrait ces troupes sur place pour une durée supplémentaire de trois années. Le président syrien appelle carrément au retrait des troupes étrangères de la région. Un appel qui se tient, tenant compte du fait que la Syrie ait été agressée le mois dernier sur son territoire par les États-Unis à partir du sol irakien.
- Damas est ainsi déterminée à poursuivre les négociations de paix avec Israël, une des manches nécessaire pour aboutir à une paix totale dans la région. Al Assad avertit cependant clairement qu’il ne reviendra pas sur ses principes de défendre les causes qu’il juge justes en contrepartie du plateau du Golan occupé par Israël depuis plus de quarante ans.