Alger : sit-in de journalistes dénonçant leur “situation catastrophique”
Des journalistes ont organisé mardi un sit-in devant la Place de la liberté de la presse, à Alger, pour marquer la Journée de la liberté de la presse, alors que le président Abdelaziz Bouteflika rappelait son engagement à les aider.
- “Nous conservons le droit légitime de manifester contre la situation catastrophique des journalistes”, indique l’Initiative algérienne nationale pour la dignité du journaliste, regroupant ces protestataires qu’elle évalue à 200.
- Le Syndicat national des journalistes algériens (SNJ), premier syndicat des journalistes crée en 1999, ne s’est pas allié au mouvement.
- Pour ces journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, les décisions prises en Conseil des ministres lundi “ne sont qu’un premier pas dans la longue marche pour réhabiliter la profession”.
- Selon eux, “la profession est dans un désordre total”, avec l’absence de statut, de carte de presse, de salaires corrects, de formation….
- Lundi, les autorités ont décidé en Conseil des ministres d’une série de mesures pour les aider et d’abolir le délit de presse entré en vigueur en 2001 et qui permettait l’emprisonnement de journalistes.
- Dans un message adressé mardi aux journalistes algériens, le chef de l’État est revenu sur ses engagements en vue d'”une professionnalisation conséquente, fondamentalement basée sur de hautes valeurs éthiques et déontologiques”. Il a cité “la révision de la loi organique portant Code de l’information” et la mise en place de “lois ordinaires pour un cadrage juridique” en concertation avec la profession et la société.
- Le chef d’État a aussi chargé le gouvernement, “en concertation avec la famille de la presse, de diligenter l’élaboration du projet de loi organique relative à l’information”.
- En plus des nouvelles garanties juridiques sur la liberté de presse que cette future loi consolidera, “nous travaillerons à une modernisation de l’espace médiatique”, encore indiqué Bouteflika avec le concours d’une commission indépendante d’experts nationaux.
- Elle aura pour mandat “de proposer les voies et les moyens d’améliorer le paysage audiovisuel, de promouvoir la communication par le biais des nouvelles technologies de l’information et d’identifier les domaines à travers lesquels l’aide publique contribuera à l’épanouissement de la presse écrite”.
- Le Président algérien a annoncé la mise en place d’une autorité de régulation des médias dès la promulgation de la nouvelle loi sur l’information.