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Algérie: pas de réformes politiques sans la société civile

الشروق أونلاين
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Les réformes politiques en Algérie sont tributaires de l'émergence d'une société qui milite pour un changement du pouvoir en place, ont souligné vendredi des universitaires et militants de droits de l'Homme réunis à Alger.

 

“Les réformes annoncées par le président (Abdelaziz Bouteflika) avancent  dans l’obscurité tous feux éteints”, a affirmé Mohamed Hennad, professeur en  sciences politique lors de la conférence sur “la problématique des réformes en  Algérie” organisée par la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme  (LADDH).

 Le système algérien n’a pas l’intention, selon Me Bouchachi “de réformer et  de se réformer, c’est aux Algériens de militer. S’ils le font, la société  internationale va être solidaire de notre combat pour aller vers une   démocratie”.

 Nacer Diabi, sociologue, est revenu sur l’impasse de la transition  politique en Algérie et sur le fait que le pouvoir décisionnel est toujours  entre les mains de personnes faisant partie du système à l’indépendance en 1962.

 Du 21 mai au 21 juin, le président du Sénat Abdelkader Bensalah, assisté de  deux conseillers présidentiels, a mené des consultations auprès de partis et de  personnalités. Elles ont été boycottées par d’importants groupes d’opposition.

 Le 15 avril, le chef de l’État avait annoncé des réformes en réponse à une  vague de protestations sociales et politiques qui secouaient l’Algérie dans la  foulée des révoltes arabes.

  Bouteflika dont présenter la version finale de ses propositions de  réforme au gouvernement qui élaborera des projets de loi à soumettre à  l’Assemblée nationale en septembre.

 

 

 

 

 

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