Ali Haroun fait perdre 10 millions d'euros à l’Algérie!
La compagnie aérienne nationale, « Air Algérie », a perdu plus de 10 millions d’euros dans la transaction de la vente de sa vieille flotte à un ancien pilote algérien, H.Kerboua en 2008.
Vendredi dernier, un avion de la compagnie aérienne a été saisi par la justice belge au moment où il s’apprêtait à décoller vers Alger. Les passagers ont été débarqués et l’appareil a été immobilisé.
Interdits d’entrer au vieux continent, Air Algérie a décidé de vendre ses vieux appareils, dont le marché a été attribué à une société néerlandaise, K’AIR BV.
Assurant la ligne Khartoum-Darfour avant la séparation du Soudan, la société néerlandaise a réussi à remporter le marché pour l’achat de vieux appareils, pour un montant de 13 millions d’euros, à utiliser au Soudan. Faute d’exécution, Air Algérie l’a mise en demeure et procédé unilatéralement fin 2009 à la résiliation du contrat.
La société néerlandaise a , de son côté, engagé une procédure auprès de la Cour internationale d’arbitrage pour récupérer une avance de 2 millions qu’elle a versée à Air Algérie, qui elle-aussi a constitué Me Ali Haroun (ancien membre du Haut Comité d’Etat (HCE)) pour la défendre. Celui-ci touche 500 euros par heure de plaidoirie en faveur de la compagnie, lui qui aurait donné des assurances à Air Algérie de transférer l’affaire en Algérie étant donné les deux parties en litige sont de nationalité algérienne en ignorant peut-être qu’il s’agissait d’un ressortissant néerlandais d’origine algérienne.
La Cour internationale d’arbitrage a condamné Air Algérie de restituer la caution de 2 millions d’euros à K’Air BV, bien que cette dernière ait réclamé des indemnisations à hauteur de 10 millions d’euros que la Cour a rejetées.
Selon de sources bien informées, la compagnie aérienne serait sur le point de rembourser la caution à H.Kerboua pour débloquer l’appareil saisi à Bruxelles avant jeudi.
En plus d’une défaite de la bataille juridique, Air Algérie a essuyé une perte de pas moins de 7 millions d’euros, entraînée par l’immobilisation de l’appareil pendant cinq jours à Bruxelles.
La rédaction a tenté, vainement, de contacter l’ancien Pdg d’Air Algérie, Ouahid Bouabdallah, alors responsable de la compagnie au moment des faits, pour éclairer l’opinion publique.