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Amar Tou: 900 cas de mortalité supplémentaires à cause de la directive du Premier ministre

الشروق أونلاين
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L’instruction donnée par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, à l’ensemble des services de la Sûreté et de la Gendarmerie nationales portant sur une sorte de tolérance à l’égard des automobilistes et de ne pas procéder au retrait sauf dans des cas d’infractions jugées « graves » a été à l’origine du nombre inquiétants d’accidents mortels, soit 900 cas de plus par rapport à l’année précédente.

 

Le ministre des Transports, Amar Tou, a expliqué, en marge des travaux des Assises nationales sur le développement local organisées au Club des Pins à Alger, que l’application de la directive portant sur l’atténuation de mesures de sanctions des erreurs et d’infractions commises par des automobilistes entre janvier et juin 2011, a connu un doublé du nombre d’accidents survenu sur nos routes.

Amar Tou a fait savoir que la directive a eu un impact négatif sur le comportement des usagers, où l’on a enregistré 900 cas mortels suite aux accidents par rapport à la même période de l’année passée (2010).

Face à l’hécatombe routière qui se poursuit à un rythme effrayant, l’ État, selon le ministre des Transports, était contraint en juin 2011 d’appliquer de nouveau les mêmes mesures applicables et inclues dans le Code de la route avant l’adoption de la directive du Premier ministre.

Quant au sujet des bus de transport en commun, Amar Tou a dit que les services de son département procèderont prochainement à moderniser l’ancien parc national automobile, dont les bus seront soumis à des critères rigoureux afin d’assurer la sécurité routière et les vieux bus seront interdits de circulation.

Le ministre des Transports a ajouté que son département n’est pas compétent à retirer les vieux véhicules et les interdire de circuler, même si  ces derniers étaient fabriqués dans les années 50.

Selon lui, le seul et l’unique moyen pour procéder à l’interdiction de vieux véhicules de circuler, c’est bel et bien par les soumettre au contrôle technique, lequel déterminera l’état du véhicule en question.

Il a enfin affirmé que des mêmes dispositifs sont en vigueur en Europe et a ajouté qu’il n’existe pas de loi interdisant aux vieux véhicules de circuler.   

 

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