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Amara Benyounès au Forum d'Echorouk: “Les islamistes en Algérie n’ont pas de compétence”

الشروق أونلاين
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Djaâfar Saâda
Le secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès.

Le secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès est revenu dans cette interview qu’il nous a accordée sur de nombreuses questions liées essentiellement à la maladie du chef de l’Etat, les accusations portées sur son frère Saïd d’être impliqué dans des affaires de corruption, sur les prochaines élections présidentielles, sa vision vis-à-vis des islamistes. Sur le plan international, il s’est penché sur le soutien apporté par Ghannouchi au président du MSP, Abderrazak Mokri, la situation en Égypte et en Turquie. Tels sont les sujets sur lesquels s’est penché l’invité du forum d’Echorouk.

Celui qui a des preuves dans l’implication de Saïd Bouteflika dans des affaires de corruption qu’il les montre!

Le président du MPA, Amara Benyounès a qualifié de rumeurs les informations selon lesquelles le frère cadet du chef de l’Etat, Saïd Bouteflika serait impliqué dans de nombreuses affaires de corruption, et que ceux qui en étaient derrière   sont des gens qui manifestent une grande haine au président et à son frère. « Bien que je ne suis pas de ceux qui soutiennent l’idée d’une conspiration, mais ce qui a été rapporté via les documents publiés par « Wikileaks », dont on sait ce qui était derrière et le rôle joué par les services secrets américains, montrent fort bien qu’une conspiration a été complotée contre l’Algérie il y a de cela deux ans, et les affaires de corruption ne sont qu’une partie de ce complot », a-t-il estimé.Pour étayer ses dires, il s’est référé aux déclarations du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Mohamed Charfi qui a évoqué réseau international de corruption qui a sucé la sève de Sonatrach » en indiquant que ceux qui sont impliqués à l’intérieur du pays ont des acolytes étrangers. Sinon, selon lui « Comment est-ce que des jeunes gens (Drari)-faisant allusion à Farid Bedjaoui- puissent se servir des richesses du pays qu’ils exportent à bord des navires et impliqués dans des affaires de passation de marchés en contrepartie de recevoir de pots-de-vin ? » « Le président Bouteflika a fait tout ce qu’il a pu faire en ordonnant la justice d’ouvrir une enquête sur les affaires de corruption et contre les corrompus. Ceux qui ont volé doivent rendre des comptes. En plus, il est impossible de demander de Bouteflika d’être garant de toutes les transactions conclues », a-t-il estimé.  Bouteflika n’est pas atteint d’une maladie grave ou chronique qui l’empêche de se représenter à la présidentielle. Amara Benyounès a tenu à savoir lors des premiers jours de la maladie de Bouteflika si son état de santé était grave ou non, et non pas d’évoquer l’article 88 de la Constitution qui stipule l’état d’empêchement du Président. Pour étayer également ses dires, il a cité l’exemple de l’ex-président français, Jacques Chirac qui était absent de l’Elysée pendant deux mois et demi suite à sa maladie.    Par ailleurs, il a ajouté qu’il est du droit de tout citoyen et politicien de savoir sur la santé du président, en estimant en revanche que la plupart des politiques ne disposaient pas d’informations exactes sur son état de santé et que ceux qui appellent à l’application de l’article 88 veulent empêcher le Président de se représenter pour un quatrième mandat après avoir  « échoué de déclencher un coup d’Etat militaire et puis un coup d’Etat médical, bien que les médecins ont affirmé 10 jours auparavant que son état n’était pas inquiétant ». « Ont tort, ceux qui disent que Bouteflika est fini politiquement. Personne ne peut juger autrui d’être fini politiquement», s’est-il adressé à ceux qui soutiennent cette l’idée.

Les USA ne s’étaient jamais pas passés de la CIA, comment que l’Algérie se passerait alors du DRS?

Le ministre de l’Environnement a également tiré à boulets rouges sur ceux qui s’opposent à la candidature de Bouteflika aux élections de 2014, ceux qui s’opposent au régime en disant que les tradition de l’opposition et l’exercice démocratique dans tous les Etats du monde dépassent l’opposition affiché à l’égard des personnes, et que la maladie du président qui a nécessité son transfert en France a montré les intentions cachées de certains et fait du discours politique diminuer à des niveaux dangereux semblable au discours politique qu’a connu la pays dans les années 90. Amara Benyounès a également qualifié le débat politique actuel de « violence verbale » en se disant étonné d’hommes politiques exerçant l’opposition avec violence, qui, selon lui, tentent tantôt de déclencher à un coup d’Etat militaire en appelant l’institution militaire d’intervenir, et d’appeler tantôt à la dissolution du Département de renseignement et de sécurité (DRS) et de lui enlever ses prérogatives. Je dois répliquer à ceux-ci par les rappeler du communiqué  du Ministère de la défense nationale (MDN)  en date du 12 juin en refusant toute implication dans les affaires politiques du pays. « Les USA ne s’étaient jamais passés de la CIA, alors que demande-t-on à l’Algérie, de se passer du DRS ? », a-t-il enchaîné.

Scénarios de 2014: Bouteflika en 1re position..

Pour ce qui est des élections de 2014, le président du MPA a réitéré son soutien absolu au chef de l’Etat en cas d’une candidature en tenant à préciser: « Nous n’avons demandé un quatrième mandat à Bouteflika, mais s’il se représente nous serons à ses côtés… ». Évoquant l’état politique en Algérie, il a indiqué qu’il existe deux courants: un courant démocratique national et un courant islamiste conservateur, en considérant que l’alliance avec les islamistes ne serait faite que sur les importantes affaires du pays. De plus, il n’a pas écarté l’idée de faire une alliance en quatre partis regroupant les deux partis au pouvoir, le FLN et le RND en plus de TAJ de Amar Ghoul et le sien (MPA). A ce sujet, il a tenu à préciser que «chaque parti a ses principes qu’il négociera. Nous ne sommes pas manipulés ».        « Pratiquement, nous sommes avec tous les partis au pouvoir », a-t-il fait savoir. « Il y a deux véritables candidats à la présidentielle qui ne l’ont pas encore annoncé. Nous serons avec Bouteflika s’il se représente », a-t-il confié en ajoutant: « La course sera lancé dès mi-septembre, où les candidats chercheront à récolter des signatures à l’occasion de la rentrée scolaire qui ne sera pas une tâche si facile ».    

Non aux Frères musulmans et non à Erdogan

  L’invité du forum d’Echorouk écarte complètement l’hypothèse de voir les islamistes arriver au pouvoir en Algérie, en réfutant également l’idée d’une éventuelle répétition des scénarios égyptien et marocain, où les islamistes étaient arrivés au pouvoir. Il a également dit que l’Algérie a déjà vécu cette étape et qu’elle est actuellement dans la phase d’après-les islamistes en laissant entendre que « les islamistes n’ont pas de compétence ».   En évoquant la non compétence des islamistes, il a cité l’exemple de l’Egypte où 5 millions d’opposants au président Morsi, issu des Frères musulmans, selon lui ont réclamé son départ. S’agissant de la situation en Turquie, Amara Benyounès a dit que « Erdogan est accusé d’être dictateur », « Non aux Frères musulmans et non à Erdogan », bien qu’il reconnaisse que les deux partis, celui de Morsi et celui d’Erdogan, étaient arrivés au pouvoir à l’issue d’un scrutin démocratique.  

Zeroual ne reviendra pas au pouvoir

Quant à l’appel lancé par de nombreuses délégations à l’ex-chef de l’Etat, Liamine Zeroual, Amara Benyounès a estimé que les initiateurs ne sont pas intéressés par le retour de Zeroual mais ils veulent uniquement empêcher Bouteflika de briguer un quatrième mandat.

 

 

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