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Ambassadeur d’Algérie à Paris: «Votre système colonial est injuste et criminel… »

الشروق أونلاين
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L’ambassadeur d’Algérie à Paris a fait des déclarations qui pourraient ajouter de l’eau au moulin aux «nostalgérie» qui n’ont cessé et n’auront cesse de «taper» sur l’Algérie, car son indépendance leur est restée en travers de la gorge.

Les relations entre les deux pays sont en demi-teintes depuis que la photo de notre cher Président, alignée avec celles d’autres chefs d’Etat, a été publiée en Une du Monde pour illustrer le papier des personnes impliquées dans le scandale des «Panama Papers», alors qu’il n’était même pas concerné, ni de loin ni de près.

La presse française, non contente d’avoir fait cette bourde journalistique en totale contradiction avec l’éthique, voilà que le Premier ministre de tous les Français en rajouta une couche en publiant lui aussi la photo, à son désavantage, de notre Président, que Dieu lui prête vie, pour se «venger» d’une visite d’affaires infructueuse.

Et partant, notre ambassadeur a été à la hauteur des espérances de tous les Algériens en faisant sienne une maxime de feu notre président Houari Boumediene au sujet de la reconnaissance de la France de ses crimes coloniaux: «Nous avons tourné la page… mais nous ne l’avons pas déchirée».

En effet, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Algérie en France, Amar Bendjama, a fait cette déclaration tonitruante devant les sénateurs de la Mission sénatoriale d’information sur l’organisation, la place et le financement de l’islam en France et ses lieux de culte à une question posée sur le devoir de mémoire, en ajoutant que le système colonial français est injuste et criminel.

Il a dit en substance, la mémoire est présente, elle ne peut s’effacer. Comme le disait un ancien président algérien, nous tournons la page mais nous ne la déchirons pas. Les Algériens ont la profonde conviction que le système colonial a été injuste et criminel. A ce sujet, des scientifiques sont actuellement à l’œuvre pour documenter les différentes méthodes de répression et d’acculturation dont le peuple algérien a été victime au XIXe  siècle.

Mais le partenariat entre nos deux pays a atteint à présent un niveau exceptionnel grâce à la volonté commune des présidents Bouteflika et Hollande. Il est ainsi bien plus facile de regarder derrière nous, ensemble, pour voir comment nous avons traversé ces deux siècles d’une relation intime, conflictuelle, et continuer à l’apaiser pour nos enfants.

Il a également rappelé une phrase du président Bouteflika: «Les relations algéro-françaises peuvent être bonnes, elles peuvent être mauvaises, mais elles ne seront jamais banales» et pour l’ambassadeur d’Algérie que je suis, c’est une mission particulière que de représenter une Algérie libérée, souveraine, fière, mais qui tend la main à la France.

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