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Amr Khaled abasourdit ses admirateurs

الشروق أونلاين
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D.R
Le prédicateur égyptien, Amr Khaled.

Depuis l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans en Egypte, et puis le coup d’Etat qui a évincé le premier président égyptien élu démocratiquement, Mohamed Morsi, une question revient à l’esprit à savoir la position exacte du prédicateur, Amr Khaled, vis-à-vis la fitna et les crimes qui ne cessent de déchirer ce pays.

Intervenant dimanche soir sur l’antenne de la chaîne satellitaire saoudienne, Al Arabia, Amr Khaled n’a toutefois pas levé l’ambigüité caractérisant son attitude par rapport à ce que traverse son pays, mais il l’a plutôt rendue plus épaisse en annonçant ne pas être habilité de donner une position politique et un avis, en confiant que son souci majeur est que le peuple égyptien se réconcilie avec lui-même pour une coexistence pacifique. Le prédicateur égyptien a dit qu’aussi bien les mosquées que les églises sont des lieux sacrés.

Il n’est secret pour personne que la chaîne saoudienne Al Arabia est au côté du général Al-Sissi, notamment après le discours du roi saoudien qui a qualifié de décisive la guerre déclarée contre les Frères musulmans en Egypte.

Ceci dit, Amr Khaled n’est guère contre le coup de force mené par Abdel-Fattah Al-Sissi le 3 juillet dernier contre le président Morsi, et la manière avec laquelle les partisans de ce dernier ont été évacués des places de Rabiâa et Al-Nahda et les massacres commis par l’armée et les forces de sécurité.

Invité de la chaîne Al Arabia, le prédicateur égyptien est revenu sur l’effusion de sans des Egyptiens et sur la fitna qui déchire son pays, sans autant évoquer l’accusé principal, à savoir Al-Sissi et le coup d’Etat contre la légitimité.

En effet, sa déclaration est maladroite que son mutisme observé depuis la destitution de Mohamed Morsi, lui qui pourtant était omniprésent lors de la révolution du 25 janvier 2011qui a mis à bas le régime de Hosni Moubarak, en annonçant aussi la naissance de son parti politique ayant pour finalité de rassembler le peuple et les dirigeants égyptiens autour d’un projet ambitieux.  

Cependant, dès l’annonce de la victoire de Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, à la présidentielle contre son rival Ahmed Chafiq, la voix de ce prédicateur s’était quasiment éteinte, et s’est mis en revanche à donner des cours sur les conquêtes islamiques et les temps anciens.

En effet, des chaînes de télévision et des sites électroniques ont dit l’avoir sollicité plusieurs fois en vue de témoigner de ce qui se produit dans son pays, mais en vain car il a catégoriquement refusé de faire tout commentaire.

Tout porte à croire que son attitude sur Al-Sissi ne diffère pas autant de la chaîne Al Arabia qui définit ce dernier de héros, et les Frères musulmans de terroristes.  

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