ANP: «Daesh ne nous fait pas peur»
Le général et responsable des études et de l’orientation à l’état-major de l’ANP, Mohamed-Salah Asserik a révélé dans une déclaration à Echorouk, en marge de l’ouverture du Colloque international sur les politiques stratégiques de défense, que les frontières est et sud du pays sont sécurisées.
Le général Mohamed-Salah Asserik a tenu à rassurer qu’il n’y ait aucune peur, ni de troubles sécuritaires ni d’infiltration de Daesh et des milices terroristes.
L’officier de l’Armée nationale populaire (ANP) a fait savoir que l’armée est plus vigilante qu’elle ne l’était, notamment suite à l’intensification des menaces en provenance de l’autre côté de nos frontières. C’est ce qu’a affirmé de son côté, le représentant de la 4e Région militaire (RM) en charge d’assurer la sécurité aux frontières avec le Mali.
Notons que le représentant de l’état-major de l’armée a donné une conférence, mercredi, à la salle des conférences de Ouargla, sur le concept de la défense nationale dans la loi algérienne, et exalté à l’occasion l’importance du colloque consacré à la sécurité, à la stabilité et la souveraineté des Etats dans un contexte marqué par la hausse des menaces.
De son côté, Bouhnia Kaoui, doyen de la faculté de Droit à l’université de Ouargla a révélé à Echorouk que le sujet de Daesh constitue un éminent thème de recherche académique. Un exposé sur l’Irak, qui fait face au mouvement Daesh qui s’étend de Mosoul à Kobané, sera présenté aux différents participants à la rencontre.
Pour Dr Bouhnia, les menaces terroristes et leur traitement nécessitent à la fois des solutions de l’ordre sécuritaire et économique et un système de lutte antiterroriste.
Selon l’interlocuteur, des conférenciers de 14 pays arabes et étrangers, des représentants du ministère de la Défense nationale et de l’Ecole supérieure de l’air de Tafraoui (Oran) débattent lors du colloque des questions aussi bien sur le plan académique que militaire.
Le Doyen a indiqué que l’objectif du colloque était de promouvoir et de hisser l’institution militaire, en tant qu’institution constitutionnelle, en vue de protéger les frontières face à la hausse du phénomène d’immigration clandestine, le trafic d’armes en considérant l’Algérie comme étant un centre de la paix mondiale et un modèle référentiel en matière de la lutte antiterroriste, dont ses positions en sont la preuve, notamment en ce qui concerne le refus de versement de la rançon ainsi que les négociations avec les terroristes.