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Appel à la réduction des salaires des ministres, députés et cadres

الشروق أونلاين
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Des syndicats ont refusé de faire des concessions au gouvernement qui parle de réduire les dépenses à cause de la crise financière. Certains de ces syndicats opposés à la baisse des dépenses menacent d’ores et déjà d’une rentrée sociale « bouillante ». D’autres par ailleurs, revendiquent la révision des salaires élevés des députés et des ministres pour réduire l’impact de la crise financière. Les syndicats appellent également à réduire la facture d’importation des véhicules. Les syndicalistes disent que la politique d’austérité doit toucher toutes les catégories sociales sans exceptions.

« La crise économique ne doit pas toucher uniquement le simple travailleur dont le pouvoir d’achat ne cesse de se dégringoler », a déclaré le secrétaire général du syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), M. Belkacem Felfoul. « La vie en Algérie est de plus en plus chère et les modestes travailleurs ont de plus de plus de mal à satisfaire les besoins de leurs familles », a-t-il ajouté. Dans ce sillage, il dénoncera virulemment les salaires astronomiques que touchent les députés. « Le salaire d’un seul député est égale aux salaires touchés par 20 fonctionnaires, cela est injuste », a affirmé Belkacem Felfoul. « Nous n’allons pas nous taire et nous n’allons pas céder nos droits », a-t-il affirmé tout en expliquant que le SNAPAP est insatisfait des « infimes » augmentations salariales. Pour améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs du secteur, le secrétaire général su SNAPAP appelle à la généralisation de la prime de 40 % du salaire de base à tous les travailleurs de la fonction publique.

Pour rappel, le ministre des Finances, Karim Djoudi a averti lundi que l’Algérie a besoin d’une approche plus prudente en matière de dépenses, notamment celles de fonctionnement, qui auraient atteint leur « plafond » en 2012. « Il faut qu’il y ait aujourd’hui une prise de conscience sur le fait que nous avons besoin d’une approche beaucoup plus prudente en matière de dépenses notamment celles de fonctionnement et surtout celles relatives aux salaires de la Fonction publique où nous avons atteint le plafond », a déclaré le premier argentier du pays à l’issue de la clôture de la session du printemps du Conseil de la Nation.

Cette déclaration a soulevé la colère des syndicats, notamment le Syndicat national des professeurs d’enseignement secondaire et technique (SNAPEST). Meziane Meriane, président de ce syndicat a dit dans une déclaration à Echorouk que « la crise doit être vécue et ressentie par tous les travailleurs sans exception ». A ce propos, il a expliqué que la première mesure prise par tous les pays développés touchés par la crise économique était de réviser les salaires élevés, c’est-à-dire revoir à la baisse les salaires des ministres et députés.

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