Appel pour rappeler l’ambassadeur d’Algérie au Caire
Des personnalités politiques et nationales ainsi que des enseignants universitaires ont appelé à rompre nos relations avec l’Égypte, à rappeler l’ambassadeur d’Algérie en Égypte, et à mettre la pression sur les autorités algériennes pour refuser le coup d’État mené par Abdel-Fattaf Al-Sissi qu’ils qualifient un sujet de l’État sioniste et que la carnage contre les partisans de Morsi était préparé d’avance.
Djaballah: “Le crime était minutieusement planifié par les figures de la corruption et du despotisme”
Le président du Front pour la justice et le développement (FJD), Abdallah Djaballah a condamné le carnage perpétré contre les pro-Morsi en estimant que« c’est un crime minutieusement préparé et commis de sang-froid par les figures de corruption et de despotisme issus du courant laïc. De ce fait, la nation est appelée à revoir sa vision sacrée vis-à-vis de l’armée et à revoir également sa vision vis-à-vis des laïcs qui se vantent du nationalisme, de la justice et d’égalité. Ces derniers ont affirmé s’être accaparés de la liberté et de la démocratie, car tout ce qui s’oppose à eux va être jugé par l’armée, comme s’ils étaient faits pour gouverner et que la gouvernance était faite pour eux, et que celui qui ose leur dire non va être tué ».
Makri: “Le crime était préparé d’avance, Al-Sissi doit être traduit à la CPI… “
Pour le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri, le carnage commis en Égypte avec préméditation avait été préparé d’avance et que Al-Sissi s’est mis à tuer les manifestants en échouant à mobiliser la rue. Face à cette situation sanglante et meurtrière, le président du MSP a demandé de la Cour pénale internationale (CPI) d’intervenir et d’agir contre le ministre de la défense égyptien en ajoutant qu’ « il appartient à toutes les organisations humanitaires d’agir à travers tous les tribunaux du monde contre Abdel-Fattah Al-Sissi ». Abderrazak Makri n’a pas en revanche manqué de condamner le silence du Conseil de sécurité de l’Onu face aux crimes et dit que « les Etats puissants, à l’image des Etats-Unis et l’Europe sont également responsables des crimes perpétrés en Égypte ». Et Makri d’enchaîner: «L’Algérie est un grand pays qui assume ses responsabilités, laquelle doit condamner le coup d’Etat et l’effusion du sang et prendre une initiative au sein de la Ligue arabe pour cesser le carnage ».
Touati: “Al-Sissi est un sujet de premier degré, nous appelons à rompre nos relations avec l’Égypte”
Le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati a qualifié le général égyptien Abdel-Fattah Al-Sissi de «sujet de premier degré, car il était impossible qu’un ministre de la Défense appelle un peuple à se confronter et à verser de sang. Mobiliser le peuple consiste à l’exhorter au vote dans des élections pour se faire élire légitimement et non pas pour que chaque égyptien s’en prenne à son frère. Nous constatons que l’Egypte qui s’est libérée à peine de la tyrannie semble retourner à la case de départ. Nous demandons du peuple algérien de mettre la pression sur les autorités algériens pour rompre leurs relations avec l’Egypte et rappeler l’ambassadeur d’Algérie au Caire. L’effusion de sang des manifestations pacifistes est inadmissible, notamment en ce mois de Ramadhan ».
Rahabi: “Les répercussions de la crise seront désastreuses sur la région”
Le diplomate et l’ex-ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi a affirmé à Echorouk que l’Égypte était un pays incontournable et que les percussions de la crise seraient désastreuses sur toute la région car « l’Egypte n’est plus la Syrie, le Soudan, et que les pays du Golfe et les Etats-Unis usent de tout leur poids à lui éviter une guerre civile ».
Rezagui: “La démocratie est finie en Égypte”
Le professeur en Sciences de l’Information et de la Communication, Abdelali Rezagui a dénoncé la position ambiguë de l’Algérie vis-à-vis du coup de force en Égypte, comme il a dénoncé le silence des partis politiques qui n’ont toujours pas agi sur les crimes commis dans ce pays, à l’exception des partis d’obédience islamique.