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Après 4 jours de fermeture : longues files d'attente au niveau des postes et des banques

الشروق أونلاين
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La vie retrouve progressivement son cours normal. Après les manifestations et les émeutes vécues ces derniers jours à cause de la flambée des prix de l’huile et du sucre, les gens commencent à se rendre aux bureaux de poste pour retirer de l’argent, payer un mandat ou pour d’autres raisons.

Pour rappel, ces bureaux de poste ont baissé rideau lors de ces manifestations survenues il y a quatre jours. En effet, ceux d’Alger ont été pris d’assaut par les citoyens, notamment le bureau d’Amirouche à Hussein Dey, celui de Kouba et d’El Madania. Soulignant que de nombreux citoyens n’ont pas pu retirer de l’argent dans un bon nombre de bureaux de poste à cause du manque flagrant de liquidité. D’autres citoyens se sont, par ailleurs, plaints des longues files d’attente au niveau de plusieurs bureaux de poste. Un citoyen qui s’est rendu au bureau de poste d’Amirouche pour retirer son salaire a déclaré au journal Echorouk : « Je suis venu retirer mon salaire. Je suis ici depuis plus d’une heure à attendre mon tour. Hélas la file d’attente est encore longue, ainsi je dois attendre quelques minutes encore ». La situation n’est pas différente au bureau de poste d’El Madania. Alors qu’un citoyen tenant dans sa main un jeton portant le numéro 145 attend avec impatience son tour, l’appareil d’appel  affiche le numéro 98.  Il faut donc  s’interroger sur le temps que doit attendre encore ce citoyen pour que son tour arrive. Ce bureau de poste a pris une mesure privant les citoyens d’utiliser leurs cartes magnétiques pour retirer de l’argent. Cette mesure a induit une longue file d’attente au niveau des guichets de retrait par chèque. Un citoyen a affirmé que cet important nombre  de personnes qui se rendent dans ces bureaux de postes est dû  à la fermeture des certaines dans les quartiers populaires  pendant les quatre jours de manifestations. Même constat pour les banques, qui ont également pris  de mesures similaires. Mardi après midi, les marchés de la capitale ont repris leurs activités ordinaires, notamment celui de Laakiba à Belcourt. Pour rappel, cette localité a connu de violents actes de destruction vendredi dernier. Les commerçants exerçant dans l’informel sur les trottoirs sont revenus en masse. A Ben Omar à  Kouba, de nombreux commerçants exerçant dans l’informel ont envahi les trottoirs de la route qui mène jusqu’à l’agence de bus de ladite localité. En effet, on a constaté mardi que les prix des fruits et légumes connaissent toujours une flambée. Par exemple 1 kg de pomme de terre qui coutait entre 30 et 35 DA avant le déclenchement des manifestations et maintenant fixé 40 DA le kilo.     

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