Arroudj: «Benyounès vire 40 cadres pour motif religieux !»
Le parlementaire et cadre dirigeant de TAJ, Mourad Arroudj, s’est dit indigné par la situation abominable dans laquelle vivent au quotidien les cadres algériens, et ce à chaque changement dans une administration, ministère ou simple institution.
Face à cette situation, le député interpelle le Premier ministre et les deux chambres du Parlement à agir dans le but de préserver la dignité humaine et faire barrage à ce phénomène qu’il qualifie de dangereux.
Lors d’une visite à la rédaction d’Echorouk, le député TAJ a cité comme exemple patent le cas de « 40 cadres du ministère du Commerce virés de manière incompréhensible et injustifiée, et ce depuis l’installation de Amara Benyounès à la tête du ministère du Commerce ».
« Les cadres limogés m’ont appris avoir été licenciés pour motif idéologique… comment admettre qu’un cadre soit limogé pour motif religieux ou pour avoir accompli la prière dans son bureau? Pour vous maintenir dans votre poste, vous devrez être hostile à l’Islam et la langue arabe! Est-ce obligé d’être membre du parti du ministre pour préserver son poste au sein de ce ministère ?…Après moins d’une année de sa nomination, le directeur général de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) a été limogé lui-aussi dimanche dernier… », nous a confié Arroudj.
« Depuis qu’il a hérité du ministère du Commerce, Benyounès a cherché à imposer ses agendas idéologiques à son entourage, ignorant le fait qu’il prenne les rênes d’un secteur sensible et stratégique qui exige du travail pour réguler l’importation, réduire la facture d’importation, encourager l’exportation du produit local pour pallier à la baisse de la rente pétrolière et réguler le marché domestique », poursuit notre interlocuteur.
« Benyounès consacre toute son énergie à s’en prendre à la langue arabe, à travers la suppression des étiquetages en arabe sur les produits importés et l’autorisation d’importation de la viande de porc… », précise-t-il.
De ce fait, Arroudj a interpellé le premier ministre et les deux chambres du Parlement à mettre en place une commission d’enquête pour mettre un terme à cette campagne de licenciement de cadres du pays et réhabiliter les employés licenciés.
« L’injustice favorise la fuite des cerveaux, l’implication dans la corruption et la prolifération de la bureaucratie », soutient-il.
« Certains secteurs sont plutôt attachés à des idéologies qu’à leurs responsabilités qui leur incombent », martèle-t-il.