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Association des Oulémas: «L’islam n’est pas une propriété de Daech»

الشروق أونلاين
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Abdelrezak Guessoum

Le président de l’Association des Oulémas musulmans algériens, Abdelrezak Guessoum, regrette la mauvaise interprétation qui a faite par certains journalistes francophones de la déclaration de l’association «Appel à la nation».

En effet, certains de ces derniers ont jugé cet appel de discours baâsiste et d’autres de proDaech, auxquels leur a répondu le président des Oulémas algériens, dans une conférence de presse, qu’il n’y a pas de cellule du Baâth en Algérie et que promouvoir et défendre l’islam  n’est pas uniquement du ressort de Daech et que cette organisation terroriste n’en a pas le monopole.

Le président de l’association a souligné que cet appel a été présenté à la nation pour sensibiliser les citoyens aux dangers qui menacent notre unité nationale.

Tant en raison de la présence de menaces extérieures à nos frontières en appelant également à mobiliser tous les moyens pour lutter contre l’extrémisme violent qui attente à l’image de l’islam, faisant part de la dénonciation par l’Association des oulémas musulmans algériens des actes violents commis au nom de l’Islam et qui sont en réalité étrangers à notre religion.

Ajoutant que ces menaces sont aussi internes quand ils attentent à la dislocation de la famille algérienne et du système éducatif en occultant la langue arabe.

Il est également revenu sur les réformes initiées par la ministre de l’Education, Nouria Benghebrit, et le tollé qu’elles ont suscité et que pour enlever toute ambiguïté, il faut activer le Conseil supérieur de l’éducation.

Pour rappel, la suggestion d’enseigner l’arabe dialectal algérien dès les premières années de la scolarité ferait diminuer les échecs scolaires trop fréquents dus à la difficulté de la langue arabe.

Certains experts avaient déjà recommandé l’apprentissage du dialecte algérien, un mélange d’arabe, de français, de berbère et d’espagnol, aux petits élèves pour mieux assurer la transition vers l’arabe classique. Mais la ministre, sociologue de formation, en reprenant à son compte cette recommandation, s’est mise à dos les conservateurs  qui  l’accusent de vouloir faire disparaître la langue du Coran.

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