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Attentat contre une chaîne officielle en Syrie, Assad veut gagner la guerre

الشروق أونلاين
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Un attentat contre le siège d’une télévision syrienne a fait trois morts mercredi, la première attaque contre des médias officiels depuis le début de la révolte, le président Bachar al-Assad se disant déterminé à gagner la “guerre” dans son pays.

A Genève, la Commission d’enquête de l’ONU a affirmé dans un rapport que les forces pro-Assad étaient responsables de nombreux morts dans le massacre de Houla en mai, alors que la répression et les combats ont fait encore 129 morts mardi, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Divisés sur le sort à réserver à M. Assad, Moscou, allié du régime, et Washington, étaient toujours bloqués dans une impasse qui pourrait saboter une réunion samedi à Genève, voulue par l’émissaire Kofi Annan pour trouver une solution au conflit. La tenue de cette réunion n’est toujours pas confirmée.

Dans une attaque inédite contre une télévision officielle depuis le début de la révolte le 15 mars 2011, trois personnes ont été tuées dans une attaque contre la chaîne Al-Ikhbariya dans la région de Khan al-Chih, près de Damas, selon l’agence officielle Sana.

Qualifiant l’attentat de “terroriste”, le ministre de l’Information Omrane al-Zohbi a précisé que le bâtiment avait été piégé et que les victimes, des journalistes et des employés, avaient été “exécutés”.

“Tous ceux qui incitent à la violence, tous ceux qui font campagne contre la Syrie, que ce soit des médias, des responsables ou le Conseil de sécurité (de l’ONU), notamment ceux qui ignorent la présence d’hommes armés, assument l’entière responsabilité du crime”, a-t-il accusé.

L’OSDH a fait état pour sa part d'”une attaque aux obus” contre le siège d’Al-Ikhbariya qui a continué à diffuser ses programmes.

Les radios et télévisions publiques sont visées par les dernières sanctions européennes, Bruxelles estimant que ces médias incitaient “à la violence contre la population civile en Syrie” et servaient “d’instrument de propagande au régime”.

Le régime de Damas, qui ne reconnaît pas l’ampleur de la contestation qu’il assimile à du “terrorisme, accuse la majorité de la presse arabe et internationale de “parti pris” au moment où il impose des mesures draconiennes aux médias dans la couverture du conflit.

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