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Au lendemain du carnage de Bombay, le flou

Au lendemain du carnage de Bombay, le flou

Les forces de sécurité indiennes ont donné samedi matin l’assaut final contre les auteurs des attaques qui ont secoué trois jours durant la capitale financière de l’Inde. Alors que New Delhi accuse ouvertement le Pakistan, de nombreux états proposent leur aide pour mener à bien l’enquête.

  • Trois jours après le carnage qui a endeuillé Bombay, l’on avance un bilan provisoire de 195 morts et près de 400 blessés. La communauté internationale a condamné unanimement les attaques survenues dans la mégalopole alors que certains états proposent leur contribution à l’enquête, dans le souci de combattre le terrorisme ajouté au fait qu’ils comptent des victimes parmi leurs ressortissants.
  • C’est ainsi que le président Sarkozy promet la coopération des services de renseignement français avec l’Inde contre le terrorisme « insensé, gratuit et barbare » qui a frappé cette semaine à Bombay, qualifiant ces attentats de « particulièrement ignobles, lâches, scandaleux ».
  • Israël a également évoqué la contribution de ses services des renseignements dans l’enquête au même titre que le Pakistan même si New Delhi pointe un doigt accusateur sur ce pays.
  • Le ministre indien des Affaires étrangères avait en effet affirmé vendredi que des « éléments au Pakistan étaient responsables » des attaques menées par des islamistes à Bombay. La preuve soutenant cette accusation « ne peut pas être divulguée pour le moment », avait-il ajouté avant de menacer les pays voisins de représailles s’ils continuaient à abriter les auteurs des attaques en Inde. Et pendant que l’Inde n’en démord pas, accrochée à son hypothèse, Islamabad revoit ses intentions et décide de ne plus dépêcher le chef de ses services de renseignements, comme annoncé la veille, se contentant d’un simple représentant.
       
    Pourtant, loin de celle d’Al-Qaida soutenue par les occidentaux, certaines pistes tendent à jeter la suspicion sur  un terrorisme interne en raison de la revendication de ces attentats par un groupe islamiste, les Moujahidine du Deccan, du nom d’un plateau central de l’Inde. Ce groupe pourrait très bien être affilié au Simi – un groupe de jeunes talibans indiens dissous il y a trois mois. La réalité sociale et les échéances électorales pourraient également avoir un lien indirect avec cette recrudescence de la violence. À six mois des élections, le BJP, le parti nationaliste hindou ne cesse de reprocher la faiblesse du Premier ministre issu du parti du Congrès, envers les islamistes. L’islamisme sera sans doute, étant donné les derniers développements, au cœur des différentes campagnes électorales.
  • Par ailleurs, les médias indiens qui décrivent ces attaques comme le “11-Septembre” de l’Inde évoquent la piste du Lashkar-e-Taïba, un groupe fondamentaliste musulman pakistanais actif dans l’ouest de l’Inde et qui exige l’indépendance du Cachemire indien. Mais ce groupe a déjà démenti toute implication et condamné les attaques.
  • La tension est en tout cas montée d’un cran entre New Delhi et Islamabad au moment où les relations commençaient à peine à se normaliser. La situation menace d’un nouveau conflit, une nouvelle guerre entre les vieux frères-ennemis.

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