Bedoui: “Il est prématuré de parler du prochain président”
Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui a refusé de se prononcer sur les élections présidentielles, estimant qu’il est encore précoce de spéculer sur le futur président de la République.
Par ailleurs, il a insisté sur le respect des échéances constitutionnelles, avant de prendre la défense des élus locaux assurant que sur 25.000 élus, seuls 200 P/APC sont poursuivis en justice.
Pour le ministre, il est prématuré de parler de la présidentielle en pleine des élections locales, ajoutant que “toute l’attention doit se focaliser sur les préoccupations des citoyens et que les échéances constitutionnelles doivent être respectées. Nous préparons à présent les élections locales et la présidentielle arrivera après”. C’est ainsi que Bedoui a répondu à une interrogation sur l’éloignement de certains candidats du sujet (élections locales) pour aborder les élections présidentielles.
S’exprimant mardi en marge d’une visite d’inspection au Centre national de la documentation et des archives de Dar El Beida (Alger), Noureddine Bedoui a exprimé sa satisfaction quant au déroulement de la campagne électorale, appelant tout à se concentrer sur les programmes électoraux et en se démarquant des questions secondaires, comme les affiches. “Nous -les pouvoirs publics- voyons d’un œil positif. C’est pourquoi nous avons installé une cellule au niveau du ministère de l’Intérieur qui sera chargée d’examiner toutes les propositions des partis politiques”, ajoutant que ses services s’attelaient à élaborer les bulletins de vote.
A la question sur le taux de participation à ce rendez-vous électoral, Bedoui dira :”Tout dépendra de la conscience des citoyens quant l’importance de cette échéance, d’autant plus que les élections locales (APC) et APW sont intimement liées au développement local”.
Quant aux difficultés auxquelles les élus locaux pourraient éventuellement être confrontés dans la gestion des communes électroniques, le ministre dit être au courant de toutes ces entraves, affirmant que “le maire” est le premier responsable de la politique générale en s’appuyant sur un groupe de travail spécialisé dans le domaine des technologies. “Je ne pense pas qu’il y ait des problèmes en matière de gestion des communes électroniques”, estime-t-il.
Par ailleurs, il a dénoncé la “campagne de dénigrement” dont les élus locaux seraient victimes, y compris dans les colonnes des journaux et les plateaux de télévisions, affirmant que sur 25.000 élus, seuls 200 font l’objet de poursuite judiciaire.
De ce fait, il a préconisé de cesser d’écorner l’image des maires et de laisser la justice faire son travail.
“L’APC est le noyau essentiel du développement local”, soutient-il.
Pour ce qui est du guichet électronique, il a affirmé que le projet sera généralisé en décembre prochain à toutes les communes de la capitale, avant qu’il ne soit étendu à toutes les communes du pays.
“Actuellement, trois communes sont dotés du guichet électronique, à savoir Dar El Beida, Alger centre et Baba Hassen”, a-t-il fait savoir.