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Belaâouar reconnaît l’échec de l’attentat de Tiguentourine

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Complexe gazier de Tiguentourine

Le groupe terroriste les « Signataires par le sang », dirigé par Mokhtrar Belmokhtar alias « Balaâouar », a évoqué l’attentat perpétré le 16 janvier 2013 contre le site gazier de Tiguentourine en reconnaissant l’échec de son attaque terroriste.

Un rapport a été publié par les sites proches de ces groupes terroristes, sous forme d’une « étude documentaire de l’attentat des Signataires par le sang », retraçant les différentes étapes de l’attaque relatées par la presse en se focalisant sur les erreurs commises par le groupe qui cherche des justifications à l’échec de son plan, qui visait à riposter à la guerre déclarée par la France aux terroristes au nord du Mali.

Le documentaire rappelle que le plan élaboré par le groupe de Belmokhtar aurait cherché « le moment où grand nombre de directeurs et experts occidentaux soient présents au niveau du site », ce qui laisse croire qu’il y avait éventuellement une complicité des travailleurs du site gazier.

D’ailleurs, l’attentat a eu lieu au moment où quatre directeurs de grandes sociétés activant au sud, dont le géant britannique « British Petroleum » et le géant norvégien « Statoil » étaient en pleine réunion.

Pour mener l’attaque, quatre chauffeurs ont été chargés de transporter 29 terroristes à bord de quatre véhicules bourrés d’armement et de munitions. Le groupe a avoué détenir des missiles anti-aériens Strela. D’ailleurs, des rapports militaires ont affirmé que AQMI possède des missiles anti-aériens.

Ce rapport qui contient 40 pages a noté, dans un premier temps, qu’il y avait 160 personnes au complexe gazier de Tiguentourine, et puis 1000 personnes, en soulignant également l’usage des jumelles et du système « GPS » par les terroristes.

Le même document juge fatal le fait que l’auteur de l’attentat n’était pas muni de missile sol-air, ajoutant que « seuls trois leaders étaient au courant de l’attentat planifié deux mois auparavant».  

Trois véhicules de couleurs des forces de sécurité, un autre ayant un toit ouvrant et 29 terroristes, portant l’uniforme de l’armée nationale pour se faire passer pour des militaires algériens, ont été mobilisés pour l’attentat, selon le rapport. A cinq kilomètres du site gazier, deux groupes se sont formés, l’un guidé par Abderrahmane Abou Doudjana, qui a pris la direction du complexe, l’autre placé sous la houlette de Abou El Barrae al Djazairi a pris pour cible la « base de vie ». Le premier groupe avait pour tâche d’encercler la base de vie, kidnapper les ingénieurs occidentaux et les conduire ensuite ,à la faveur de la nuit et avant le lever du jour, à l’usine où se trouve le groupe mené par Abderrahmane avant de leur attacher des explosifs et miner les potentiels endroits à attaquer.

Le groupe a également planifié de faire exploser le site en cas d’intervention des services de sécurité, et ne pas se retirer qu’une fois leurs revendications soient satisfaites, à savoir la libération des terroristes arrêtés en contrepartie de la libération des otages.  Le plan a été déjoué suite à l’assaut donné par les éléments de l’ANP, ont avoué les rédacteurs du rapport.

Le même document a ajouté que les terroristes envisageaient d’attaquer la caserne militaire à l’aide d’une voiture piégée bourrée d’une tonne d’explosifs, avant de renoncer afin de ne pas porter préjudice aux travailleurs musulmans.

Les terroristes se sont égarés à Tiguentourine

Une mauvaise étude de l’itinéraire menant vers le site a retardé de deux heures l’opération qui devrait être exécutée à 1h du matin, selon le même rapport.

Une fois au complexe, les terroristes ont été surpris par  l’arrivée d’un bus transportant des fonctionnaires étrangers escorté par trois véhicules de sécurité.

Le rapport fait savoir que les terroristes disposaient d’informations sur les endroits où se trouvaient les experts et les ingénieurs étrangers, dont 37 d’entre eux ont été pris en otage au moment où la zone a été minée d’explosifs, ajoutant que les terroristes étaient perturbés par l’intervention de l’armée.

Le même rapport prétend que le terroriste Abderrahmane a pris attache avec le bureau de police britannique de « British Petroleum » grâce à deux otages canadiens qui parlaient anglais, comme il a contacté la chaîne « Al Jazeera » à l’aide d’un téléphone de marque « Thouraya ». Le lendemain, des contacts ont eu lieu avec les responsables des grandes sociétés opérant au site, avec les ambassades d’un nombre de pays ainsi qu’avec la chaîne qatarie « Al Jazeera », avant que les forces spéciales n’interviennent pour donner un assaut et éliminer tous les terroristes qui prenait le complexe de Tiguentourine pour cible.  

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