Belaïd Abrika empêché de manifester devant la Présidence…alors que les Kabyles fêtent le 20 Avril
Les éléments de la Sûreté nationale ont empêché hier Belaïd Abrika de protester devant la Présidence.Il était accompagné par un grand nombre de militants du mouvement citoyen Arouch et a demandé, à l’occasion du 31e anniversaire du Printemps berbère, aux autorités publiques de juger les personnes qui avaient provoqué les évènements du Printemps noir.
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Abrika a condamné « la politique de l’impunité » exercée par les pouvoirs publics de ne pas avoir puni les provocateurs et les personnes impliquées dans les événements du printemps noir en Kabylie en 2001. »
Dans un communiqué parvenu à la rédaction, le mouvement des Arouch a indiqué que « si la liberté dans ces pays est venue au détriment des centaines d’âmes, en Algérie elle est venue au détriment des centaines de milliers de victimes et des rivières de sang. » Mais, rien n’y fit pour le moment pour que le peuple retrouve sa dignité et sa souveraineté ôtées par le pouvoir.
De leur côté, les étudiants de l’Université de Tizi Ouzou ont commémoré hier matin les événements du 20 avril 1980, en organisant deux marches séparées au milieu de la dissension entre les sympathisants de l’auto-gouvernance et ceux du courant démocratique.
Les étudiants activant pour le mouvement de Ferhat Meheni ont scandé avant le début de la marche des slogans anti-RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie) ainsi qu’à son président Saïd Saâdi. Et pour cause, les pro-Saâdi ont répliqué avec des slogans provocateurs suivis de réactions violentes, ils en sont même arrivés aux mains. La marche des étudiants a rassemblé environ 2000 étudiants sous le slogan « mouvement de l’auto-gouvernance », et ont marché jusqu’à la place principale de la ville. Des slogans ont été scandés appelant à la démocratie et pour « faire tomber le régime, et à inculquer la langue amazighe. »