Belkacem Boumediene: «Khelil a menacé les cadres de Sonatrach…!»
Le juge Mohamed Regad a poursuivi aujourd’hui l’audition du témoin Belkacem Boumediene dans l’affaire Sonatrach 1, dans laquelle sont accusées quinze personnes et quatre entreprises étrangères et dont le procès se tient au tribunal criminel d’Alger.
Dans ses déclarations, l’ancien vice-président-directeur général, chargé des activités amont, a confirmé ses précédents dires en ajoutant que la décision d’accorder les marchés de gré à gré était politique et que Chakib Khelil, l’ex-ministre de l’Energie et président du Conseil d’administration de Sonatrach à l’époque des faits, a envoyé des instructions fermes en des termes virulents aux cadres de la compagnie nationale de terminer les projets et de conclure les contrats au plus vite sous peine de sanctions.
Alors, d’après lui, il n’a fait qu’appliquer les instructions de son supérieur hiérarchique et qu’il n’est pas là pour discuter une décision politique.
Donc, pour résumer ses dires, le gré à gré est la décision du ministre et P-dg de Sonatrach car c’est une décision politique et stratégique.