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Belkhadem: «Les bourdes de Sellal sont inacceptables»

الشروق أونلاين
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Bilal Zouaoui
Abdelaziz Belkhadem, conseiller spécial du Président

Le ministre d’Etat et conseiller spécial du président Bouteflika, Abdelaziz Belkhadem a affirmé être indifférent quant à la position de certains leaders de l’Armée qui s’opposent à son arrivée au pouvoir et dit que les bourdes de l’ex-Premier ministre, Abdelmalek Sellal étaient inacceptables d’autant qu’elles portent atteintes aux composantes de la société algérienne et à l’identité nationale.

Certains lui reprochent en effet sa ligne conservatrice et ses liens qu’il entretenait jadis avec les leaders du courant islamiste.  

Invité de l’émission « Al Halka Al Mefkouda » présentée par Mohamed Yakoubi sur la chaîne Echorouk TV, Abdelaziz Belkhadem a abordé avec le journaliste de nombreuses questions qui marquent la scène politique, en l’occurrence la présidentielle du 17 avril prochain et l’état de santé du président de la République.

Sue cette question, le conseiller spécial du Président a affirmé que le président-candidat jouissait de toutes ses capacités morales et de ses facultés d’analyse.

Quant aux récentes nominations, dont lui-même était désigné ministre d’Etat et conseiller spécial du Président, tout comme Ouyahia désigné chef de cabinet de la Présidence,  Belkhadem a dit que l’objectif est de s’adapter avec l’état de santé du président Bouteflika.

S’agissant de ceux qui mettent le doute sur la santé du président atteint d’un AVC, il a comparé l’Etat à une famille qui a besoin d’un père qui s’en charge de gérer les affaires avec sagesse et expérience.

A la question de savoir l’attitude de Belkhadem au sujet de la blague de Sellal à l’adresse des Chaouis, il a rejeté catégoriquement ce type de bourde portant atteinte à l’une des principales composantes de la société algérienne, en allant à l’encontre du Premier-ministre qualifiant le « Mouvement Barakat » de moustique et affirmant que l’Etat en a un insecticide pour faire face, en réitérant le droit des personnes à manifester qu’elles soient pour ou contre le 4e mandat.

Dans le même sillage, il ajoute qu’il incombe aux pouvoirs publics d’autoriser aux boycotteurs de tenir des réunions là où ils veulent.  

Dans un autre volet, l’ancien chef de gouvernement a démenti les informations indiquant le refus de certains officiers de l’armée son arrivée au pouvoir en estimant que l’institution militaire accomplisse ses missions définies par la Constitution, expliquant également que les positions au sein de  l’armée diffèrent  tout comme elles divergent au sein du peuple.

Revenant à 1992, le journaliste a invité Belkhadem à se prononcer sur la véracité des déclarations de l’ex-ministre de la Défense, Khaled Nezzar indiquant que l’APN était dissoute avant même que le défunt Chadli Bendjedid ne dépose sa démission, l’ex-président de la Chambre basse du parlement a affirmé qu’il continuait à remplir sa mission en toute légalité jusqu’au 11 janvier 1992, où il a reçu des ambassadeurs le jour même où Chadli a déposé sa démission.

Par ailleurs, Abdelaziz Belkhadem n’a pas manqué de souligner avoir signé pour la tenue d’une réunion du comité central du parti pour l’élection du secrétaire général du parti, dont il n’a pas caché ses intentions de revenir de nouveau aux affaires de sa famille politique.

Notons enfin que les téléspectateurs d’Echorouk TV peuvent suivre l’intégralité de cet entretien ,que nous a accordé Abdelaziz Belkhadem en deux parties les jeudi et vendredi à partir de 21h30.

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