Belmeddah: Les « harraga » privés de passeport biométrique
Le député Noureddine Belmeddah a révélé que les migrants algériens, ne disposant pas de carte de résident dans le pays d’accueil, sont privés de passeport biométrique, tout comme ils étaient privés par le passé de passeport ordinaire.
Dans une question écrite destinée au ministre des affaires étrangères, Ramtane Lamamra, le député s’est interrogé sur la non-application de l’instruction portant délivrance de passeport aux migrants algériens, ne disposant pas de carte de résident, notamment ceux ayant la possibilité de régulariser leur situation ou poursuivre leurs études.
Il est mentionné dans la question écrite, dont Echorouk détient une copie, que le député a réclamé depuis plus de dix ans l’obtention par les ressortissants algériens ,établis à l’étranger en situation irrégulière, de passeport afin de pouvoir régulariser leur situation dans le pays d’accueil qui leur exige comme première procédure la détention dudit document.
Le député explique l’existence de quelques pseudo-facilités qui requièrent des personnes établies clandestinement d’être munies d’un certificat d’inscription auprès d’une mairie du pays d’accueil en vue de se faire retirer le passeport auprès de nos consulats à l’étranger, tandis que les mairies du pays d’accueil, elles-aussi, exigent d’elles de passeport pour être inscrites.
Belmeddah a affirmé que la situation est restée inchangée même après la venue de l’ancien secrétaire d’Etat en charge de la communauté nationale établie à l’étranger qui a annoncé, lors d’une rencontre avec les membres de la communauté nationale installée au Royaume-Uni, avoir adressé une instruction aux ambassadeurs et aux consuls du pays pour délivrer des passeports d’une validité d’un an pour les ressortissants en situation irrégulière sans avoir à présenter aucun document délivré par le pays d’accueil.
Un autre problème se pose également selon le député, celui du passeport biométrique, sachant que passée la date du 24 novembre 2015, le passeport ordinaire ne sera plus valide. Par ailleurs, il propose au ministère des affaires étrangères de délivrer, du moins, un passeport ordinaire aux ressortissants en question en attendant que leur situation soit régularisée.