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Ben Laden tué dans une luxueuse villa sans téléphone ni internet

الشروق أونلاين
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La villa d'Abbottabad, au Pakistan, où le cerveau des attentats du 11-Septembre a été tué dans la nuit de dimanche à lundi n'avait ni liaison téléphonique ni connexion internet. Dans un monde où tous ceux qui peuvent se l'offrir ont un téléphone et une connexion internet, la méfiance qu'éprouvait Oussama Ben Laden face aux nouvelles technologies l'aura finalement trahi.

Cet isolement, étonnant dans une demeure par ailleurs luxueuse, a précisément été l’un des indices ayant permis de le retrouver. Un haut responsable américain a expliqué, hier, qu’il avait été jugé «remarquable» qu’une propriété évaluée à un million de dollars ne soit pas connectée. «Tout ce que nous avons vu, la sécurité opérationnelle extrêmement sophistiquée, l’emplacement et l’organisation de la résidence elle-même, correspondait parfaitement à ce à quoi un refuge de Ben Laden devait ressembler, selon nos experts», a-t-il ajouté, sous le couvert de l’anonymat. Paradoxalement, les services américains ont, eux, déployé leurs moyens les plus sophistiqués pour organiser l’attaque. «Nous avons utilisé toute la gamme de nos capacités, rassemblant des renseignements avec nos moyens aussi bien humains que techniques, et les soumettant aux analyses les plus rigoureuses de nos plus grands experts gouvernementaux sur Ben Laden et son organisation», a souligné le directeur de la Centrale du renseignement (CIA), Leon Panetta.

Une télévision américaine a diffusé hier les premières images de la villa, dévastée et maculée de sang après le raid dans la nuit de dimanche à lundi des forces spéciales américaines. Les images montrent des traces de sang sur le sol d’une chambre de la villa cossue et ultra-sécurisée. On y voit des meubles renversés et plusieurs ordinateurs dont les disques durs ont été arrachés. On y découvre également un gros trou dans le mur extérieur de la maison par lequel on aperçoit à travers les ruines, un lit surélevé défoncé. La résidence, repérée par les services de renseignement américains en août 2010, occupait un terrain «huit fois plus grand que les autres maisons du quartier» et disposait de mesures de sécurité «extraordinaires» avec des murs hauts de 5,5 mètres, des barbelés et «un accès possible par deux portails sécurisés», selon un responsable américain.

 

 

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