Benflis à Mezrag: «Je ne vous ai pas donné de garanties»
Le président de Talai El Houriat, nouvellement agréé, Ali Benflis a dit n’avoir jamais donné des garanties à personne, et qu’en 1999, après l’adoption par le Parlement de la loi sur la Concorde civile et par référendum au mois de septembre de la même année, a été chargé par la Présidence en compagnie des défunts généraux Smaïn Lamari et Fodil Cherif, représentant respectivement le « DRS » et l’état-major de rencontrer une délégation des groupes armés pour leur expliquer le contenu de ladite loi.
Ali Benflis a répondu, en marge d’installation du secrétariat général de son parti, à une question d’un journaliste sur les propos tenus récemment par Madani Mezrag, affirmant avoir reçu de garanties de revenir en politique, que « notre mission était de se rendre à Jijel pour rencontrer une délégation présidée par celui que tu viens de citer- Madani Mezrag- et de lui expliquer le contenu de la loi sur la concorde civile. La rencontre a duré deux ou trois heures au cours desquelles il a été expliqué les procédures et les conditions à suivre », avant d’ajouter: « Nous n’avons pas été chargés de parler d’autre chose ».
Pour rappel, Madani Mezrag a tenté ces derniers temps d’exercer une sorte de forcing pour se lancer dans la politique en annonçant avoir eu « des garanties des hautes autorités de l’Etat ».
« Benflis est encore vivant. Il est venu nous voir comme représentant du président de la République en compagnie du général Fodil Cherif, représentant du défunt général Mohamed Lamari et le général Smaïn Lamari, représentant du DRS. Il nous a dit que le décret présidentiel de janvier 2000 nous a restitué tout », a-t-il dit, ajoutant que Benflis lui a demandé de patienter encore un an ou un an et demi pour reprendre son activité politique, en prétextant qu’annoncer alors la création d’un parti politique aurait remis le grand accord signé à la case départ.
« Je lui (Benflis) ai dit que je dois patienter cinq ans, car un an ne me suffit même pas pour régler les problèmes administratifs de mes hommes », poursuit Mezrag.
Benflis a critiqué le communiqué « tardif » de la présidence de la République expliquant les changements opérés au sein de l’institution militaire qui, selon lui, suscite plus d’étonnement qu’il n’apaise les préoccupations en donnant l’impression qu’il s’agit d’une restructuration « alors qu’il ne s’agit que de transfert des pouvoirs d’un commandement à un autre… ».
L’orateur n’a pas manqué de dénoncer ce qu’a subi la chaîne de télévision privée « El Watan », fermée ce lundi 12 octobre.