Benflis: «Celui qui veut démissionner, qu’il le fasse»
Le président du parti Talaie El Houriat, Ali Benflis, a minimisé l’ampleur des défections au sein du comité central (CC) de sa formation, estimant que ce qui s’est dit récemment a pour objectif de frapper la stabilité du parti qui s’est procuré une place dans la vie politique.
« Le comité central de Talaie El Houriat compte plus de 480 membres, et celui qui veut démissionner qu’il le fasse», c’est ce qu’a déclaré, lundi, Ali Benflis en marge d’une réunion du CC de son parti, excluant le fait que la décision soit motivée par la mauvaise gestion du parti, arguant que le bureau politique de sa famille politique se réunisse périodiquement et que le CC se réunisse lors de deux sessions par an.
Pour l’ancien candidat à la présidentielle d’avril 2014, il s’agit des tentatives visant la stabilité de son parti qu’il présente comme alternative politique, économique et sociale du pays.
« Talaie El Houriat s’est octroyé une place entière dans la vie politique de la Nation», a soutenu Ali Benflis, refusant de se pencher sur les répercussions suscitées par le tweet du premier ministre français, Manuel Valls.
En revanche, il est revenu sur la situation politique et économique du pays, tout en critiquant l’article 51 de la nouvelle constitution et réitérant la poursuite des actions de son parti au sein d’une opposition nationale créatrice et responsable vis-à-vis des risques qui guettent le pays.
Pour rappel, des leaders et militants de Talaie El Houriet se sont retirés récemment, dont trois membres du CC qui ont claqué lundi la porte du parti. Il s’agit de Ben Mebarek Mohamed Lahbib, Samer Amina et Touzri Abderrahmane qui contestent la manière dont sont gérées les affaires du parti.