Benghebrit ordonne d’enquêter sur la tricherie
Les services de sécurité spécialisés dans la lutte contre le crime électronique, saisis par la ministre de l’Education nationale, ont ouvert une enquête approfondie sur les cas de tricherie constatés lors du concours de recrutement de 28.000 enseignants.
Selon de sources bien informées, la ministre de l’Education a demandé aux enquêteurs du Centre national de lutte contre le crime électronique relevant de la Gendarmerie nationale (GN) d’identifier tous les candidats, répartis sur 800 centres d’examen, impliqués dans la tricherie par le biais des moyens de la nouvelle technologie.
En effet, ces derniers auraient utilisé des smartphones pour publier le sujet d’examen, sur facebook, quelques minutes seulement après le coup d’envoi de l’épreuve écrite qui a eu lieu samedi 30 avril, et ce pour demander des réponses.
A cet effet, des enquêtes ont été diligentées sur ce scandale qui porte une fois de plus atteinte à la crédibilité des examens et concours du ministère de l’éducation, comme ce fut le cas lors des épreuves du baccalauréat session juin 2015 où il y avait eu un recours massif à la 3G. Notons que tous les tricheurs avaient été identifiés par les enquêteurs sur le crime électronique, dont les dossiers ont été transférés devant la justice.
En outre, Benghebrit, scandalisée, a ordonné d’ouvrir une enquête au niveau de l’Onec du fait que le sujet d’examen a été publié sur les réseaux sociaux quelques minutes après le coup d’envoi officiel de l’épreuve.