Benkhalfa aux Algériens: «Il faut bien serrer la ceinture»
Le ministre des Finances, Abderahmane Benkhalfa, n’a pas mâché ses mots en répondant à ceux qui ont critiqué la politique de son ministère pour gérer l’économie algérienne.
Lors d’une rencontre tenue avec les cadres, impots et les douaniers de la ville de Tlemcen, l’homme fort des finances s’est montré inquiet par rapport au déficit du Trésor qui s’est creusé durant les deux premiers mois de l’année 2016.Un déficit qui a atteint près de 1404 milliards de dinars contre près de 413 milliards de dinars en 2015, soit une hausse de 240 %.
Le ministre des Finances, cité par l’APS, a expliqué que cette hausse du déficit a été engendrée par le parachèvement de l’exécution des investissements relevant des programmes de 2014 et de 2015.
Au moment ou les dépenses budgétaires augmentent, M.Benkhalfa a affirmé avoir tracé une stratégie pour investir les revenus collectés de l’emprunt obligataire et ce qui ont apporté de répercussions positives sur le citoyen algérien .Ce dernier ira même plus loin dans ces déclarations pour affirmer qu’il ne s’agit pas de blanchiment d’argent et que la politique pratiquée par son ministère n’est pas haram.
C’est pour cela, l’Etat a eu recours à l’emprunt obligataire n’est pas une fin, mais un moyen pour attirer des milliards de dinars, qui sont hors des banques, pour les employer dans l’édification de l’économie nationale au lieu de recourir à l’endettement extérieur.
Il a affirmé que la situation financière du pays, affectée par la chute des prix du pétrole, « n’a pas atteint la zone rouge », grâce à la politique prospective adoptée par l’Etat,qui a permis de se débarrasser de la dette extérieure et d’aller vers l’exploitation de l’épargne nationale ayant dépassé 8000 milliards DA.
«C’est vrai que, comme beaucoup de pays producteurs de pétrole, nos recettes, nos ressources qui viennent des hydrocarbures et qui donc alimentent le budget de l’Etat ont reculé de 45% à 50%», a-t-il relevé, estimant que «c’est une situation que connaissent beaucoup d’autres pays et devant lesquels il y a un stress négatif qui est diffusé auprès des acteurs et des consommateurs contre lequel je m’élève».