Bensalah pique les Français!
Dans une « sortie bien particulière », le président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah a prononcé à Paris, à l’occasion d’une visite à l’invitation du président du Sénat français, Gérard Larcher, une déclaration qui devrait faire bouger les choses côté français.
Lors de son allocution prononcée en présence de son homologue français, le président de la Chambre haute du Parlement a indiqué que la coopération entre l’Algérie et la France devait dépasser le volet commercial pour s’étendre à l’investissement productif…Ce qui renseigne éventuellement de relations non-équitables.
Cette question a en effet de tout temps été décriée par les officiels algériens, dont des observateurs parlent d’« égoïsme » injustifié côté français.
D’ailleurs, les investissements français en Algérie se limitent aux services commerciaux qui ne visent que le gain facile contre peu d’effort, profitant de l’influence française dans les administrations pour atteindre cet objectif.
Cependant, les investisseurs français n’accordent point d’intérêt aux investissements dans les secteurs productifs.
Il y a lieu de rappeler que l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil a énergiquement critiqué les investissements hexagonaux en Algérie, en reprochant à ces derniers le fait de se focaliser sur les activités faciles et lucratives.
Notons que le constructeur automobile français « Renault » occupe pendant plusieurs années la première place en termes de ventes sur le marché algérien, mais lorsqu’il décide d’élargir ses investissements il a choisi Tanger au nord du Maroc, ce qui n’a pas manqué de suscité le courroux des autorités algériennes.
Se sentant visiblement embarrassées, les autorités françaises finissent par ériger une usine à Oued Tlilat qui n’est guère de la taille de celle installée à Tanger.
Pis encore, l’Algérie a de nouveau perdu un pari similaire, lorsque l’autre constructeur automobile français « Peugeot » a favorisé le marché marocain pour y investir. Ce projet n’aurait pu voir le jour, si les autorités algériennes avaient joué toutes les cartes qu’elles possédaient.
En vérité, la trahison de la France ne se limite pas au plan économique, car les officiels français se rangent du côté du Rabat dans bien de questions d’intérêt commun, comme la question du Sahara occidental, dont le rapprochement entre Paris et Rabat ne fait que confirmer cette attitude, en l’occurrence au lendemain de l’arrivée au pouvoir de l’actuel locataire du palais de l’Elysée, François Hollande, il y a quatre ans…