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Bensalah pour piloter les reformes : les partis politiques divisés

الشروق أونلاين
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Les partis politiques de l’Alliance présidentielle ont indiqué que la désignation du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, pour piloter les consultations avec les acteurs politiques sur l’amendement de la Constitution n’empêchera pas le succès de cette perspective. En revanche, les partis de l’opposition ont émis des réserves sur ce choix tout en indiquant qu’ils auraient préféré que soit désignée une personnalité indépendante.

 

Le secrétaire général du Font de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem, a salué la décision du président de la République de designer  Abdelkader Bensalah pour piloter les consultations avec les partis politiques et les personnalités nationales. « Le président de la République n’a pas délégué un leader du Rassemblement national démocratique (RND), mais le deuxième homme de l’ État », a déclaré  Belkhadem à Echorouk. « Il n’existe pas de personnalité indépendante en Algérie », a-t-il ajouté.

Pour le RND, la désignation du président du Sénat pour piloter ces consultations est dictée par le fait que cet homme a une longue expérience qu’il a acquise lors des consultations qui ont empêché le pays de sombrer dans le chaos durant la décennie noire. En plus de cela,  Bensalah est une personnalité indépendante.  Outre à cela, il jouit de la confiance du président de la République, estime-t-on au RND. « Le président du Sénat a toutes les capacités pour piloter les consultations avec les partis politiques et les personnalités nationales dans la perspective de sortir avec des propositions constructives pour mener comme il se doit les reformes annoncées par le Chef de l’ État », a indiqué le porte-parole du RND, Miloud Chorfi.

Quoiqu’il ne s’est pas opposé à la désignation de  Bensalah, toutefois, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) ne cache pas ses craintes de voir les partis politiques s’abstenir de prendre part à ces consultation. Selon le MSP, la non participation des partis politiques de l’opposition à ces consultations, à cause de la désignation de Bensalah, portera une atteinte à l’intégrité et à la transparence des reformes que tout le monde attend avec impatience.

Pour sa part, le président du Front national algérien (FNA),  Moussa Touati, a estimé que ce choix est constitutionnel, cependant il s’interroge sur la marge de manœuvre dont bénéficie  Bensalah pour piloter les consultations.

De son côté, le représentant du Mouvement Ennahda, Mohamed Hadibi, estime que le pouvoir a tranché sur les alternatives, les mécanismes, les délais et les priorités de ses reformes, et ceci ne répond pas, dit-t-il, à l’appel de la raison soulevé par les acteurs de la scène politique nationale. « Le pouvoir ne croit pas à la participation de collaborateurs politiques dans le processus de la prise de décision, mais croit en des partis qui exécutent son agenda », a-t-il déclaré. « Nous, à Ennhda, nous refusons cette méthode », a conclu Mohamed Hadibi.

 

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