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Bouabda Zaїdi, l’algérien à qui Jean-Marie Le Pen doit la vie

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Bouabda Zaїdi et Journaliste d'Echorouk

Interrogé une fois sur la personne à qui il doit la vie, Jean-Marie Le Pen, l’ex-président FN, Front National, parti d’extrême droite en France, a répondu sans hésitation à Bouabda Zaїdi. Ce dernier est un algérien qui a été incorporé de force, comme des centaines d’autres algériens, dans l’armée française pour prendre part à la guerre d’Indochine.

Bouabda Zaїdi qui a pris part à la guerre d’Indochine a sauvé la vie de Jean-Marie Le Pen lors de cette guerre atroce qui a fait un très grand nombre de morts. A cette époque là, Bouabda Zaїdi âgé actuellement de 86 ans a été incorporé de force par la France pour prendre part à la guerre d’Indochine. A cette époque là (1954), il s’était retrouvé dans une unité dirigée par Jean-Marie Le Pen qui a été sous-lieutenant.

Lors d’une violente bataille dans une région appelée Lamdine, il y a eu un violent accrochage. Une grenade lancée par un soldat vietnamien s’était explosée près de Jean-Marie Le Pen le blessant, notamment au visage. Gisant par terre et ayant perdu tout espoir d’être sauvé, Bouabda Zaїdi est intervenu. En effet, ce valeureux soldat s’était saisit de sa mitrailleuse lourde pour défendre leur position pour éloigner les assaillants. Cette intervention courageuse avait permis de dégager le passage pour l’arrivée des secours.

Bouabda Zaїdi a indiqué à Echorouk que Jean-Marie Le Pen n’était pas resté pour longtemps au Vietnam. « Après sa blessure lors de cette bataille, il a été soigné puis il était rentré en France », a-t-il raconté à Echorouk.

« Au moment des faits, Jean-Marie Le Pen qui était sous-lieutenant était à la tête d’une unité de l’armée française quoiqu’il était connu pour sa lâcheté. Il avait peur de prendre part à la guerre. Nous savions tous qu’il fuyait toujours les premiers rangs lors des batailles », se souvient Bouabda Zaїdi.

Il convient de rappeler que Jean Marie Le Pen a parlé de cette histoire il y plusieurs années lors d’une interview qu’il avait accordée à une chaîne française. Dans cette interview, il avait émis le voeu de rencontrer son sauveur (Bouabda Zaїdi). « À l’époque où j’étais dans la même unité avec Jean-Marie Le Pen au Vietnam, il n’était pas raciste comme il l’est aujourd’hui », a regretté cet octogénaire.

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