Bouhadja s’acharne sur la Cnltd et Makri
Le responsable de la communication du FLN, Saïd Bouhadja s’est attaqué lundi à la Cnltd ainsi qu’à Abderrazak Makri qu’il accuse de tentatives de coup d’Etat contre le régime, affirmant le refus de son parti de prendre part aux consultations initiées par le MSP.
Le membre du bureau politique du FLN a accusé les initiateurs de la transition démocratique d’œuvrer à perpétrer un coup d’Etat contre les institutions du pays. « La transition démocratique est un slogan retentissant, mais l’intention qui se cache derrière est de commettre un coup d’Etat contre la légitimité », a-t-il dit en mettant en garde le peuple algérien et exprimant en revanche sa satisfaction quant au niveau de conscience qu’ont atteint aussi bien les Algériens que les partis politiques « nationaux » pour déjouer toute tentative de déstabiliser le pays.
Saïd Bouhadja n’a pas également apprécié la dernière sortie du patron du MSP, Abderrazak Makri qui envisage de mener des consultations entre pouvoir et opposition afin de trouver une sortie de crise. D’ailleurs, il s’est même posé la question de savoir si ceux-ci avaient réellement une bonne intention pour le dialogue avec le pouvoir, eux qui avaient pourtant refusé de prendre part aux consultations sur la révision de la Constitution.
Selon lui, le fond de la crise en Algérie c’est que certains de leaders d’action politique et de partis politiques sont plus loyalistes de l’extérieur que de leur propre pays. « Cherchent-ils à satisfaire le front interne ou bien le guide suprême au Qatar? », se demande-t-il en faisant bien entendu allusion aux Frères musulmans.
Le chargé de communication du vieux parti a qualifié de « jeux d’enfant » les sorties des membres de la Coordination pour les libertés et la transition nationale et celles de Abderrazak Makri, en particulier, en jugeant paradoxal le fait de ne pas reconnaître le pouvoir et les institutions et les inviter ensuite au dialogue.
« Ils n’auraient pas appelé au dialogue s’ils n’étaient pas dans l’impasse», estime-t-il, appelant ces derniers à faire preuve de sagesse et cesser de mentir au peuple.
Quant à la position du FLN sur la conférence pour la reconstruction du consensus national du FFS, Bouhadja a affirmé que son parti n’ait pas refusé de prendre part à la conférence, mais il a juste réclamé des éclaircissements.
« Le secrétaire général, Amar Saadani a voulu transmettre des messages aux initiateurs pour les prendre peut-être en considération », ajoute-t-il.
Le membre du bureau politique estime qu’un dialogue politique sincère doit se faire entre partis politiques ayant des programmes et des projets de société et non pas avec des personnalités nationales ayant des points de vue.
Pour lui, la conférence pour la reconstruction du consensus national ne doit pas être une rencontre de courtoisie, ou un rendez-vous pour siroter un café car le non-dialogue vaut mieux que le concept de feuille blanche, ajoutant que le consensus ne fait pas sur une feuille blanche.