Français

Bouteflika condamne le paiement de rançons

الشروق أونلاين
  • 445
  • 0

Dans une lettre adressée à la 65 éme session de l'Assemblée générale des Nations Unies et lue en son nom par ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci, le président Bouteflika a évoqué la criminalisation du paiement de rançons à des groupes terroristes et mis en garde contre l'usage, par ces derniers, de l'imagerie satellitaire pour planifier et commettre leurs forfaits.

Le président Bouteflika a mis en garde contre le fait que les groupes terroristes utilisent désormais les informations fournies par les cartes satellites disponibles l’Internet pour préparer leurs attaques. Il a appelé, à cette occasion,  à des mesures pour empêcher ces groupes de l’accès à cette nouvelle technologie. Bouteflika a notamment déclaré:à ce sujet : « la vigilance de la communauté internationale à l’égard du terrorisme transnational devrait, également, s’étendre à tous les moyens modernes qu’il déploie pour lancer ses activités criminelles, notamment, par l’usage de l’imagerie satellitaire pour planifier et commettre ses actes appelant la communauté internationale à prendre les mesures appropriées en vue d’empêcher l’usage criminel de l’imagerie satellitaire par internet. ». 

Il faut savoir que les cartes satellitaires sont à la disposition de tous les internautes de l’Internet qui fournit un service appelé «Google Earth » et qui servirait aux groupes terroristes pour localiser avec précision leurs cibles dans n’importe quelle région du monde. De nombreux sites sensibles sont ainsi à leur portée à l’exception toutefois de ceux d’Israël comme le site nucléaire de Dimona dans le désert du Néguev dont l’Etat hébreu a réussis à brouiller toute identification sur la carte.  Au-delà de ces considérations stratégiques, il y a lieu de retenir, en d’autres termes,  que ce sont  les pays les plus faibles et les plus pauvres qui sont plus exposés aux actions des groupes terroristes. Et pour cause !  L’Algérie estime, ainsi, que la meilleure façon d’aider  les pays qui souffrent de ce phénomène est d’éviter de dévoiler leurs sites sensibles sur les cartes satellitaires.  

Sur un autre plan, le premier magistrat a souligné dans une lettre adressée à la 65 éme session de l’Assemblée générale des Nations Unies et lue en son nom par ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci, la criminalisation du paiement de rançons à des groupes terroristes. Dans ce contexte, l’approbation par le Conseil de sécurité de la résolution n°1904 présentée par l’Algérie ne suffit pas à endiguer le phénomène du terrorisme et ce tant que les groupes terroristes ne cessent d’employer tous les moyens mis à leur disposition pour renforcer leurs attaques et frapper leurs cibles avec beaucoup de précision.

Cette situation exacerberait, par ailleurs, le terrorisme transnational lié au crime organisé comme l’enlèvement d’otages, le trafic d’armes, de drogues et même le trafic d’êtres humains. Le président a attiré, par ailleurs, l’attention de la communauté internationale sur la nécessité de résoudre le problème de la libération d’otages en échange de la libération de terroristes. Une question qui doit être abordée, selon lui, avec détermination, fermeté et  responsabilité. Cette intervention coincide avec la situation des otages français enlevés par le Niger toujours d’actualité. Ceci apparaît donc comme un  avertissement à la suite de la libération des autorités maliennes d’éléments terroristes en échange d’otages occidentaux enlevés au Sahel.

 

    

 

 

مقالات ذات صلة