Français

Bouteflika: «La récupération des biens des pieds-noirs est légitime»

الشروق أونلاين
  • 3745
  • 3

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a affirmé que l’Algérie avait pris des mesures légitimes en vue d’intégrer au domaine de l’Etat les biens individuels et collectifs des pieds-noirs demeurés vacants au lendemain de l’indépendance.

En effet, c’est à l’occasion du message adressé à la Nation à la veille du 54anniversaire de l’Indépendance et de la fête de la Jeunesse que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a déclaré que «cette démarche a une relation avec ce que fit le colonisateur, au cours des années quarante du siècle dernier, des biens des populations de notre pays, elle a induit une mesure irréversible qui fait désormais partie intégrante de notre législation contemporaine».

Le président de la République a rappelé que, «pour avoir tant souffert des horreurs de la guerre, notre peuple a, dès l’indépendance, affirmé son attachement farouche à sa souveraineté et proclamé aussi son profond désir de paix».

«Le primat de la souveraineté nationale a été rapidement concrétisé à travers des décisions historiques successives, décrétées au sujet des terres agricoles, des ressources minières, et du système financier local, en même temps qu’il a été graduellement mis fin à toute présence militaire étrangère à travers le pays», a-t-il soutenu.

Dans cette même lancée, l’Algérie prit des mesures légitimes en vue d’intégrer au domaine de l’Etat les biens individuels et collectifs demeurés vacants au lendemain de son indépendance. Cette déclaration du Président est une tentative de clore définitivement le dossier de restitutions ou d’indemnisations des biens des pieds-noirs.

Par ailleurs, c’est la même ligne de conduite qui a été préconisée par le ministre des Moudjahidine qui avait déclaré qu’il était impossible d’indemniser les pieds-noirs qui possédaient des biens immobiliers durant l’occupation française de l’Algérie, en ajoutant que c’est la France qui a occupé l’Algérie et pillé ses richesses et même les biens de ses citoyens et que c’est plutôt à l’Algérie de revendiquer la restitution de ses biens spoliés. Dans ce sens, il a estimé que «toutes les lois et chartes internationales confortent la position de l’Algérie sur ce point».

مقالات ذات صلة