Bouteflika : plaidoyer pour la jeunesse africaine
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a plaidé jeudi à Malabo pour le renforcement des capacités de la jeunesse africaine et l’aider à canaliser son énergie vers la stimulation de la croissance économique.
Dans son intervention dans le cadre du débat sur le thème central du sommet intitulé : “accélérer l’autonomisation des jeunes pour le développement durable”, le chef de l’ État a également préconisé de placer, “de manière encore plus résolue”, la jeunesse “au centre des stratégies de développement mises au point à tous les niveaux et dans tous les domaines”.
Il a estimé, dans ce cadre, que “les avancées démocratiques et l’amélioration constante des indicateurs socio-économiques enregistrés par l’Afrique depuis une décennie avaient incontestablement bénéficié de la contribution active des jeunes”.
Le président Bouteflika a plaidé, à ce propos, pour que cette dynamique soit accompagnée de “l’intensification” des efforts de l’Afrique pour, a-t-il expliqué, aménager un environnement “plus favorable à une pleine insertion de la jeunesse dans la vie politique, économique et sociale” dans les pays africains.
C’est ainsi qu’il a considéré qu’ “un renforcement du partenariat entre les gouvernements et les associations de jeunes s’impose, en vue d’une participation directe de ces dernières à la vie politique et à la gouvernance des affaires publiques”. Il a préconisé, à cet égard, de faire des jeunes “une partie prenante dans le traitement économique et social du chômage des jeunes”.
Tout en reconnaissant que les jeunes sans emploi représentent 70 % des chômeurs en Afrique et vivent “des frustrations et des malaises”, il a estimé que “l’absence d’occupation professionnelle pour cette catégorie de la population est en effet source de sentiment de marginalisation et d’exclusion”.
“C’est pourquoi, il nous incombe de veiller à l’accompagnement de cette couche sensible de la société, d’accorder notre attention à l’adéquation formation-emploi pour optimiser l’employabilité des jeunes, et de déployer des stratégies de développement prenant en compte l’objectif d’accroître sensiblement l’offre d’emploi”, a-t-il encore expliqué.
Tout en soulignant que l’Afrique est reconnue par ses partenaires comme un nouveau pôle de croissance de l’économie mondiale, il a estimé qu’il revenait aux pays africains de “tout mettre en œuvre” pour permettre aux jeunes d’être acteurs “essentiels” du développement durable du continent.
Le chef d’État a soutenu, à cette occasion, que les travaux du sommet “donneront une forte impulsion à la mise en œuvre du Plan d’action de la Décennie de la Jeunesse africaine (2009-2018), estimant qu’ils contribueront à “en enrichir le contenu et à en élargir la portée”.
Il a exprimé, aussi, la reconnaissance de l’Algérie à l’Afrique d’avoir choisi la date du 1er Novembre, celle du déclenchement de la Révolution algérienne contre la colonisation française, comme le rendez-vous annuel de la célébration de la Journée de la jeunesse africaine.
Le président de la République a rappelé, dans ce contexte, l’adoption par le sommet de l’OUA d’Alger en 1999 d’une résolution relative à l’élaboration d’une Charte panafricaine de la jeunesse pour notamment, a-t-il dit, engager les États membres, dans une démarche participative, à adopter et mettre en œuvre des stratégies nationales globales de promotion des droits des plus jeunes.