Bouteflika souligne l’urgence de finaliser le processus du NEPAD
Le président de la république a souligné hier à Charm Echeikh en Égypte, l’urgence de finaliser le processus d’intégration du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique NEPAD à l’Union Africaine qui apparait comme une des priorités au regard de la nécessité de garantir la cohésion dans l’action continentale dans le domaine du développement social et économique.
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Lors de son intervention hier lors des travaux de la 19ème session du comité des chefs d’états et de gouvernements chargé de la mise en œuvre du NEPAD, le président Bouteflika a ajouté que la réunion du comité ad hoc de la commission de l’union africaine accueillie récemment à Dakar par Abdoulaye Wade a permis de donner une impulsion décisive à ce processus notamment à travers l’appel de la commission de l’UA et du secrétariat du NEPAD a accélérer l’exécution des treize recommandations issues du sommet de réflexion organisé à Alger et approuvées lors du 10ème sommet des chefs d’états et de gouvernement de l’Union africaine.
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Le président a indiqué que la question de l’accélération du processus d’intégration du NEPAD est également liée à la nécessité de passer à une phase qualitative dans l’approche et la prise en charge concrète des grands projets régionaux. Elle réside aussi dans le besoin pour le continent de disposer de mécanismes et d’instruments capables d’assumer pleinement et efficacement l’accompagnement des processus de réalisation de ces projets tant auprès des pays africains concernés que vis-à-vis des partenaires au développement engagés dans ces projets.
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Il ya 5 années, l’Afrique avait lancé, dira le président, le Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP) comme expression concrète de sa conviction que la bonne gouvernance donnait une plus-value à ses efforts de développement et en aucun cas une conditionnalité et une contrainte imposée de l’extérieur.
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L’exécution du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique permettra d’abord de renforcer le développement économique dans les pays africains qui prend un tournant encourageant et sans précédent dans l’histoire de l’Afrique indépendante. Cet acquis demeure fragile car tributaire des hausses actuelles des prix des matières premières, explique le président, et ne peut jeter les bases nécessaires à sa durabilité. Abdelaziz Bouteflika insistera sur la nécessité de se concentrer davantage sur le développement des infrastructures de base y compris les routes, l’électricité, l’eau, l’agriculture, les technologies de l’information et de la communication ainsi que les ressources humaines.
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Le chef de l’état a insisté, par ailleurs, sur la nécessité de se préoccuper de la crise alimentaire que connait actuellement le monde et qui menace plus spécialement notre continent qui a été pris de court par cette crise et surtout par son acuité. Partant de là, le développement de l’agriculture doit constituer une des principales priorités des états africains qui doivent conjuguer tous leurs efforts.
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Le président de la république estimera enfin qu’il est l’important que les discussions des dirigeants africains abordent également les changements climatiques et ses conséquences dramatiques sur notre continent. Le président qualifiera de pertinent le choix du thème de l’eau pour la 11ème conférence des chefs d’états et de gouvernements.