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Cameroun: les partis d'opposition déposent leur recours

الشروق أونلاين
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Au Cameroun, les candidats ont jusqu’à ce mercredi 12 octobre au soir pour déposer leur recours devant la Cour suprême, qui siège en lieu et place du Conseil constitutionnel.

 Le Front social démocrate, principal parti d’opposition, se dit favorable à l’annulation du scrutin, qu’il estime s’être déroulé dans une « cacophonie totale qui ne peut pas donner de légitimité au vainqueur ».

A Douala, le Front social démocrate (SDF) de John Fru Ndi a installé un petit relais, équipé de six ordinateurs. Le téléphone de Chantal Kambiwa, membre du comité exécutif du parti, ne cesse de sonner. « On nous appelle des villes et des villages pour nous donner des résultats issus des procès-verbaux que nous centralisons ici pour après connaître nos résultats. Pour le moment, c’est encourageant et puis nous espérons que ça va continuer comme cela jusqu’à la fin », explique-t-elle.

Au siège du Mamidem d’Anicet Ekane, ce n’est pas l’ambiance des grands jours. « Tel que vous me trouvez là, je suis en train de travailler avec notre avocat pour introduire le recours parce qu’en réalité ce qui s’est passé, c’est de l’abstention forcée. Les Camerounais n’ont pas pu exercer leur droit de vote », dénonce Anicet Ekane.

Jean Jacques Ekidi est parti à Yaoundé pour demander lui aussi l’annulation du scrutin. Bernard Muna compte le faire également, tout comme Adamou Ndam Njoya Edith Kah Walla y travaille aussi. « Il y a eu énormément de fraudes, nous avons même des personnes qui sont inquiétées physiquement, rapporte-t-il, et il est important qu’on agisse sur le plan légal ». Garga Haman Aji, lui, ne déposera de son côté aucun recours. « C’est peine perdue, lâche-t-il. La Cour suprême est acquise au président Biya ».

En revanche, dans la maison du parti au pouvoir, l’heure est à la sérénité. « A notre niveau, nous avons fini de compiler et nous attendons que la Cour suprême proclame les résultats officiels. Nous avons confiance en l’avenir », se réjouit Thomas Tobu, patron du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) à Douala.

 

 

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