Ce que Medelci reproche à la droite française…
L’image des relations entre l’Algérie et la France n’est pas aussi noire que certains veulent le faire croire ces derniers temps, a indiqué le ministre des affaires étrangères Mourad Medelci. Il qualifie les relations bilatérales de “normales” entre deux Etats historiquement liés.
- Medelci a reconnu l’existence de profonds différends entre l’Algérie et certaines parties françaises qu’il ne citera pas. Il dira: «L’Algérie n’a pas de comptes avec le peuple français, mais avec les parties qui essaient de falsifier l’histoire et d’occulter les vérités».
- Les explications du ministre du chef de la diplomatie algérienne au Conseil de la Nation ont révélé que les parties qui mènent une campagne contre l’Algérie sont influentes au palais de l’Elysée, particulièrement lorsqu’il a évoqué le passé colonial dans une allusion à la décision de François Fillon de créer une fondation, consacrée à la mémoire de « la guerre d’Algérie », connue dans l’histoire algérienne sous le nom de Révolution pour l’indépendance qui a mis fin au colonialisme français en Algérie.
- Pour rappel, le Secrétaire d’État aux Anciens Combattants, Hubert Falco, avait annoncé lors de la journée nationale des harkis, la création d’une fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie. Cette décision avait amené les algériens qui avaient servi l’armée coloniale à demander de revoir l’histoire de l’indépendance; une démarche sans précédent dans les relations algéro-françaises.
- Medelci par ses propos adressait un message, en premier, au chef du pouvoir en France, Nicolas Sarkozy, qui est aussi le numéro un du parti qui avait proposé et défendu la loi du 23 février 2005 qui a généré des tensions entre Alger et Paris en glorifiant ouvertement le colonialisme et en défendant les harkis. Ce qui est appelé “fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie” était l’une des conséquences de cette loi controversée.
- Le ministre des affaires étrangères a tenté de réduire l’impact de ses déclarations bien que soignées “diplomatiquement”, en affirmant que «les relations entre Alger et Paris sont normales» et que sa récente rencontre à New York avec son homologue français Bernard Kouchner a aplani quelques points de divergences. Il poursuivra en soulignant que la date de la visite du président de la république à Paris sera fixée selon les agendas diplomatiques des deux chefs d’Etat algériens et français.