Ce qui a filtré sur les sept diplomates enlevés risque de compromettre leur libération
Ce qui a filtré aux médias sur la date de libération des sept diplomates algériens enlevés au consulat algérien à Gao au nord du Mali et les informations rapportées à leur sujet pourraient compromettre leur libération.
C’est ce qu’a indiqué à Echorouk le membre dirigeant du groupe Ansar Eddine, Sanad Ben Bouamama. « Nous abordons la question de libération des sept diplomates algériens avec une grande réserve et nous ne précipitons pas les choses. La question de leur libération n’est pas un sujet à discuter par les médias », a-t-il estimé.
Concernant, les négociations menées par le groupe Ansar Eddine pour obtenir leur libération, il a déclaré : « Nous travaillons pour trouver une solution ». Interrogé par Echorouk sur la santé des diplomates, notre interlocuteur s’est contenté de nous dire qu’il ne pourra pas nous donner des informations sur cette question pour ne pas compromettre les négociations pour leur libération. « Ne vous ingérez pas dans cette question parce que toute intervention ou ingérence dans cette affaire compliquera davantage la situation », a-t-il dit.
S’agissant de la situation humanitaire à Tombouctou, Sanad Ben Bouamama a indiqué qu’elle est très difficile. Selon lui, des milliers d’habitants de Tombouctou souffrent de famine et de pauvreté. Cette situation se détériore de jour en jour. « Pourquoi les pays du monde, notamment les pays musulmans et arabes, n’aident pas les habitants de Tombouctou ? », s’est interrogé notre interlocuteur. « Les gouvernements arabes exécutent des agendas qui leurs sont dictés et qui ne vont pas avec leurs convictions. Pire, ces agendas sont même contre leurs intérêts. », a-t-il estimé.
« S’il s’agissait de pays chrétiens ou bouddhistes, le Croissant-Rouge saoudien et les organisations qataries auraient envoyé des aides humanitaires, mais vu qu’il s’agit de musulmans, ces pays ne se sentent pas concernés par la situation de leurs frères qui souffrent de pauvreté et de famine », a-t-il regretté.
« Nous attentons de l’aide humanitaire de la part des associations caritatives algériennes. Nous comptons beaucoup sur l’aide de nos frères algériens, notamment pour nous envoyer de la nourriture et des médicaments », a-t-il conclu.